Munsi, l. IV, p. 319, el P. t., l. LVIII, p. 85!i
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l'office moderne et les bréviaires 167
matin; dans ses Confessions, écrites en 397, il raconte qu'à la mort de sa mère Monique, il n'avait trouvé quelque apaisement à sa douleur qu'à se redire les beaux vers d'Ambroise :
Beus creatop
diem decoro lamine, noctemsoporis gratia :
Artus aalulis ut quies reddat laboris usui, mentesque fessas allevei, luctasque solvat anxios ' !
Un dernier cantique de saint Ambroise, celui-là encore mentionné par saint Augustin, était tout entier au souvenir de la mort rédemptrice de Jésus-Christ : Jam surgit liora lerlia. Et nous voyons que, dans ces trois cantiques, — je mets ù part le Vent redemptor gentium, — saint Ambroise avait voulu donner au peuple, au peuple ignorant, comme un abrégé à son usage propre de l'eucologie des clercs et des ascètes : le peuple prierait au chant du coq, il prierait à l'heure de tierce où le Sauveur avait été crucifié, il prierait au lucernaire, et il prierait dans une langue nouvelle et toute différente de celle de la liturgie.
Pour la première fois, en effet, l'eucologie chrétienne latine s'exprimait en vers. Sans doute, Hilaire de Poitiers (f 368), avant Ambroise, avait écrit des hymnes : « Hymnorum carminé floruil primas, n dit