‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 109 sur 190 · En Toici la formule, d'après Bèdi · texte numérisé non relu

En Toici la formule, d'après Bèdi

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L OFFICE MODERNE ET LES BREVIAIRES i09

effet. Telle mieux encore l'hymne triomphale des martyrs, Aeterna Christi munera, que l'on voudrait, pour deux ou trois de ses strophes, qu'elle fût de saint Ambrolse :

Aeterna Chri et martyrum v laudes ferenies débitas, laetis canamus mentibus, etc.

Bien d'autres hymnes seraient à rapprocher de ces deux ambrosiani. Ensemble, au commencement du vi° siècle, elles formaient vraisemblablement une collection, une sorte de canon, sous le nom de saint Ambroise. Et cette collection d'hymnes métriques, très répandue en Italie, en Gaule, en Espagne, sollicitait une place dans X'ordo psallendi.

Saint Benoit (-j- 543) la lui lit dans sa règle de l'office monastique. Au nocturne, entre l'invitatoire et les psaumes ; li laudes, entre le répons du capitule et le verset; à prime, à tierce, à sexte, à none, entre le Deus in adiuiorium et les psaumes ; à vêpres, entre le répons du capitule et le verset; à compiles enfin, entre la fin du dernier psaume et le capitule, saint Benoit prescrit de chanter une hymne, et cette hymne il l'appelle invariablement du nom à'ambrosianus. II ne spécifie pas davantage. Mais saint Aurélien ', évêque d'Arles (546- 551), qui rédigeait quelques années à peine plus tard une adaptation de la règle bénédictine pour les monastères de pénitents et de vierges de sa ville épiseopale, décrit à son tour l'ordo psallendi qu'il leur impose ; et

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