‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 118 sur 190 · Tommasi, t. IV, p · texte numérisé non relu

Tommasi, t. IV, p

pas a l'ollice romain du temps de Charlemagne. Les nocturnes avaient leurs laudes : cinq psaumes antiphonés, un verset, le Benedictus antiphoné, le Kyrie eleison et l'oraison dominicale. — La vigile du mort était terminée. Au matin, la messe serait dite devant le corps, et la messe suivie de la diaconia ou absoute, et de l'enterrement.

Ce pathétique office de la vigile des morts, créé à Rome au commencement du viii' siècle au plus tard, avait été reçu en même temps que l'ensemble de l'office canonique romain par les Églises franques avant la fin de ce même siècle. Aucune modification essentielle n'y fut introduite : il resta au delii des monts ce que la liturgie romaine l'avait fait, et notamment sans hymnes. Mais au lieu d'être, comme il était à Rome, le complément des obsèques, le prélude du « sacrificiam pro dormitione » ou de la messe d'enterrement, il fut considéré comme le complément nécessaire de toute messe soit de déposition, soit d'anniversaire. La vigile des morts en vint ainsi à Être célébrée quotidiennement, tant dans les monastères que dans les chapitres et églises paroissiales. « Agenda rnortuorum per totum animm celebratur, » écrit Jean d'Avranches * . A Cluny, les vêpres des morts suivent les vêpres du jour et les laudes les laudes. Quant aux nocturnes, on les récite chaque soir après le repas , au chœur : « Poat coenam cuni psalino 50 in ecclesiam reditur. . . ; agilur officiuin vel quod a nostratibus vigHia vulgo appellatur...; ipsum quoque officium nunquam agilur modo nisi cum itovent lectionibus et rcaponaoriis et coUectia quae ipsum officium sequuniur^. u C'est, on le voit, l'office nocturne intégral

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