‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 17 sur 190 · J.-F. Gamurrini, S. Sthiae ajuilanae peregrimitio ad loca · texte numérisé non relu

J.-F. Gamurrini, S. Sthiae ajuilanae peregrimitio ad loca

tienne, — sainte Silvi;i, nous a laissé une description détaillée du service eucologique quotidien de l'église catliédrale de Jérusalem, l'Anastasis.

Voici pour l'office vespéral :

« A la dixième heure, écrit-elle, l'heure que l'on appelle ici licnicon et que nous appelons chez nous lacernare, la foule se porte à l'Anastasis. Les cierges sont tous allumés; il fajt une lumière infinie. On chante alors les psaumes du soir [psalmi lucernares) , qui sont des psaumes longuement antiphonés '. Au moment voulu, on a prévenu l'évêque ; il descend ; il s'asseoit sur son siège élevé, les prêtres autour de lui à leurs places. Le chant des psaumes et des antiphonés s'achève : alors l'évêque se lève et il reste debout devant la balustrade, pendant qu'un diacre fait la commémoraison de chacun, et que les pisinni ou jeunes enfants, qui sont là très nombreux, à chaque nom répondent Kyrie eleison : leurs voix sont infinies. Le diacre ayant achevé son énumération, l'évêque prononce une oraison : c'est l'oraison pour tous, et l'assemblée, tant les fidèles que les catéchumènes, incline la tète. Puis l'évêque prononce l'oraison pour les catéchumènes, et ceux-ci inclinent seuls la tète. Enfin l'évêque prononce l'oraison pour les fidèles, et, à leur tour, ceux-ci s'inclinent sous la bénédiction épîscopale. L'office est fini : chacun s'en va après avoir baisé la main de l'évêque... La nuit est déjà noire. »

Voici pour les nocturnes et les laudes :

' B Chaque jour, avant le chant du coq, toutes les portes de l'Anastasis s'ouvrent et voici qu'arrivent les 1 et les pari/ienae; et non seulement eux.

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