‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 173 sur 190 · RoskoTànf, p. 5fi5. Àaalecta, p · texte numérisé non relu

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d'où, assure Valenti, que Benoit XIV se souciait peu de la correction du Bréviaire, qu'il y répugnait même, et qu'il permettait à des consulteurs de s'en occuper, moins pour la voir aboutir, que pour ne contrarier point les personnages qui la demandaient. Rien n'était moins fondé que ce bruit, ni plus contraire à la pensée du pape ' ; et il chargea Valenti d'assurer les consulteurs que, loin d'être défavorable à leur œuvre, il s'y intéressait et l'appuyait, et qu'on le verrait bien le jour ou il réunirait la congrégation en sa présence. Peu après, en effet, il nommait un nouveau consulteur, le prélat Nicolas Lercari, retour de France, où il avait accompli une importante mission, et devenu secrétaire de la Propagande ; et, après avoir pris connaissance du dernier mémoire des consulteurs, il invitait la congrégation, tant des cardinaux que des consulteurs, à tenir séance en sa présence, le 29 septembre 1744.

Benoit XIV, avec cette érudition et cette facilité qui caractérisaient son éloquence, parla de la nécessité d'une réforme et de la méthode qu'il y fallait apporter. Cette nécessité, il la voyait provoquée par les mêmes causes qui avaient jadis déterminé les Pères du concile de Trente : le désordre introduit dans la récitation du psautier, la présence dans les légendes des saints d'histoires fausses ou douteuses, le manque de pureté et d'élégance dans le culte divin. Pour la méthode, il approuvait avec les cardinaux la résolution des consulteurs de ne point toucher à la distribution des psaumes ; il demandait, quant à lui, que l'on ne touchât point au texte de la Vulgate du psautier ; il approuvait que l'on conservât les rites doubles de première classe.

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doubles de seconde classe, etc. ; il ne répugnait pas aux huit règles que les consulteurs avaient formulées touchant la réforme du calendrier, luaiB il en imposait une neuvième. Des saints du calendrier, en effet, les uns avaient été canonisés, avant Alexandre III, par le consensus de l'Eglise universelle; les autres, depuis Alexandre 111, par décret des pontifes romains, et selon le rite solennel que nous appelons canonisation ; d'autres enfin, depuis Alexandre 111, sans ce rite solennel, par la seule prescription fuite par les pontifes romains au monde catholique d'une messe et d'un office en leur honneur. Il ne convenait pas de confondre ces troi» ordres, mais de déterminer ce qui convenait à chacun. En terminant, il encouragea les consulteurs & mettre désormais tout leur soin à examiner, à corriger, à polir ou à remplacer même entièrement les parties, chacune en soi, du Bréviaire; de se partager entre eux le travail, mais de le discuter ensemble, et enfin de lui soumettre toutes les résolutions. Valenti résuma par écrit le discours du Souverain Pontife, et, le 2 octobre, ce résumé, ayant été soumis au pape et approuvé par lui, fut distribué aux cardinaux et aux consulteurs*.

Les consulteurs se remirent à l'ceuvre passé lesvacances d'automne. Il y eut séance le 27 novembre et le 30 décembre, pour discuter les offices du temps. Lercari, Antonelli et Giorgi étudiaient les homélies, les leçons et les capitules ; Sergio, Baldini, Giuli et Valenti étudiaient les antiennes, les répons, les hymneset les versets. L'examen du lectionnaire ne suscita qu'un petit nombre d'observations ; celui des antiennes, des répons, etc., souleva quelques doutes seulement f

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