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fois supprimé le préambule sur les Encaenia. — Le jeudi suivant, suppression de l'hoiaëlie où saint Grégoire identifie Marie et Marie- Madeleine ; substitution d'un autre passage de la même homéHe, où il n'est plus question de Marie. — Le jeudi de l'octave de Pâques, encore l'identité de Marie et de Marie- Madeleine, dans une homélie de saint Grégoire : on lui substitue une homélie de Eaint Augustin. — Le mardi dans l'octave de l'Ascension, suppression du sermon de saint Maxime sur Jésus comparé à l'aigle; à la place un sermon de saint Bernard, sans qu'on voie clairement la raison de cette correction. — Enfin, le douzième dimanche après la Pentecôte, à la place de l'homélie trop générale de Bède, une homélie de saint Ambroise sur le bon Samaritain, vrai sujet de l'évangile du jour. — Ce sont là les amendements introduits par la congrégation dans le lectioanaire du temps '. Le propre des saints subissait de plus graves modifications.
Et d'abord l'antiphonaire et le responsoral.
Les antiennes et les répons de saint André, empruntés aux actes apocryphes de cet apôtre, étaient pour ce fait supprimés. On remplaçait les antiennes par des antiennes nouvelles, empruntées au texte du Nouveau Testament. Les répons seraient ceux du commun des Apôtres. On donnait à l'office de saint Thomas apôtre des antiennes propres, au lieu de celles du commun que le Bréviaire lui attribue, et ces antiennes propres étaient empruntées au texte de l'Evangile de saint Jean, « ad maioremsancti apostoli celebriialem o. — La première antienne des laudes de l'office de l'apôtre saint Jean était remplacée par une antienne nouvelle, plus conforme, assu-
rait-on, an texte évangélique. — Les antiennes des saints Innocents, qui sont du commun des martyrs, étaient remplacées par des antiennes nouvelles propres, empruntées au texte d'Isale et de l'Apocalypse. — L'antienne du Magnificat, aux secondes vêpres de l'office de la Chaire de saint Pierre à Rome, laquelle est du commun des souverains pontifes, était remplacée par l'antienne répétée des premières vêpres ; Tu espastor ovium. — Les antiennes et les répons de l'office de la Purification étaient maintenus, sauf le répons Senex puerum poriabat, du troisième nocturne, et l'antienne du Magnificat (même texte), empruntés ensemble à un discours apocryphe de saint Augustin : on les remplaçait par un autre répons et par une antienne nouvelle ' , tous deux tirés de l'Evangile. — L'office de l'Annonciation perdait le troisième répons du premier nocturne et le second répons du troisième, la congrégation ayant été choquée d'y lire les mots Efficieris gravîda, etc., et les mots Cunctas haereses sola interemisti. — Suppression des antiennes et répons propres des offices de sainte Lucie, de sainte Agnès, de sainte Agathe, de saint Laurent, de sainte Cécile, de saint Clément : ces pièces étant empruntées aux [actes de ces divers saints, actes dont la congrégation ne reconnaissait pas l'autorité. Substitution des antiennes et des répons du commun des saints.
Alasuite, lelectionnaire.
Saint André aurait, pour leçons IV-V-VI, un extrait d'un sermon de saint Pierre Chrysologue, panégyrique de l'apôtre sans allusion historique, au lieu de la
1. Ce répona nouveau était en réalité emprunté A Tantiplionair« de Saint-Pierre, publié par Tommasi, [. IV, p, 6i ; Nuite
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légende actuelle empruntée à U lettre prétendue des prêtres d'Achale : cette lettre, en effet, a est tenue pour fausse et supposée par les critiques modernes, ainsi que Tillemont l'a montré jusqu'à l'évidence ; et, ne fûtelle que douteuse et controversée, il y aurait sagesse à l'éliminer, et à mettre à sa place ce qui est inattaquable^. B
Supprimées les leçons IV-V-VI de saint Thomas, et remplacées par un sermon de saint Jean Chrysostome sur l'incrédulité de l'Apôlre. La légende, en effet, que le Bréviaire romain consacre à saint Thomas, n'est € ni sûre en soi, ni confirmée d'ailleurs, et elle est contestée par les critiques * ».
Supprimées les leçons IV-V-VI de saint Barnabe ; a Innituntur actis spurVts '. n A la place, un sermon desaint Jean Chrysostome, simple commentaire des acte» canoniques.
Supprimées les leçons VlI-VIII-IXde saint Joachïm^ texte de saint Jean Damascéne expliquant la généalogie de Joachim et d'Anne , car a ce que raconte U le- Damascène est tiré des Apocryphes, selon le sentiment commun des érudits^ ».
1. < Cum Tcro acta îUe suppogititiB et folia a recentioribus criticia habeantur, ut pêne ad evideotiam demoDstrat Tille montius, dubia certe quammaiime et in uontroTeriia posita tint, roDSuUÎDS TJaum c<t cimîttere, et quae inconcuasae Ëdei aunt «ubrog^re. w
2. >QuœiUicaarraDtur.,.Geria et explorata non aiint, pluresquepattuDtur dirSeultatea apud historiée eccleaiaaticaa tractatores. v AnaUcta, p. 647.
3. AaaUcla, p. 900. C'est beanc^oap trop dire, puisque le fond en est tiré dea Actes canoniques des apOtres.
4. « Cum nanniai ei apocrypbis deaumpta eiistiment communiter eraditi. * AnaUcta p. 909,
Supprimées les leçons IV-V-VI de la fête de saint Pierre -aux- Liens : car ce qu'elles racontent (l'histoire des chaînes de l'apôtre) est « contesté par presque tous les critiques ' ». Et la congrégation cite Tilleraont et Baillet. A la place, un sermon de saint Jean Chrysostome (leçons V-IV), ei une exposition précise des titres d'authenticité des chaînes qui se conservent dans la basilique de San-Pîetro-in-vîncoli de l'Esquilin (leçon IV).
Supprimées les leçons IV-V-VI de la fête de sainte Marie-aux-Neiges, et remplacées par un sermon de saint Bernurd qui n'a rien à voir avec la légende de la basilique Libérienne *.
Supprimées les leçons IV-V-VI de saint Barthélémy, parce que a rien de certain ne peut être affirmé de cet apôtre, que ce qui est dit de lui dans l'Evangile. Pour ne rien dire des autres critiques, voyez Tillemont ». A la place, un sermon de Bède sur les douze ap()tres.
Supprimées les leçons IV-V de saint Mathieu, a à cause de l'incertitude des choses que l'on rapporte sur
1. a Qaae in breviario eitant hialoriam exhibent quae critici pcn« omnibus non probatur. » Aaatecla. p. 913.
2. Sur la légende Libérienne, la congrégation s'eiprî me ainsi ; Il Leclionea secundî nacturni, quae hae die usque mado recitatae sunt, immutandas sane esse existîmatur. De ea aolemnitate, quae bac die celebratur, eiusque inslitutionis causa, habeotur, ait BaroDiuB in Martyrologio romaao, vetera monuments et mis. Huinsmodi aulem monumenta et mss. nec unqnam -vidimus, nec forlasse unquam Tidebimus. Mirandum profecto est, ait Baillet, non adhuc t»nli miraouli et tam mirabilta hiatorlae auctorem innotnisse; insnper qaod tam novum tamqae etupendum prodigtum spatio annorum fera mille et amplias prt>fundo sepultum ailentio jacuerit, nec uequam inveniri potuerit, praeterquam in breviaria et in Catalogv Pétri de Natalibus, lib. 7, cap. 31. • ÂnaUcta, p. 915.
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les apôtres '. » Un sermon de saint Jean Cbrysostome, et un passage de saint Epiphane à la place.
Supprimées^, et remplacées par les leçons du commun, les leçons historiques de saint Nicolas [Suspectae admodum fidei); — de sainte Lucie [Certae et exptorntae fidei non sunt); — des saints Marius, Marthe, Audifax [Plura illis obic'u TUlemoniius quae difficilUmum est complanare) ; — de saint Pierre Nolasque [^Eius gesta, quae ibi narrantur, nunquam i adducta sunt); — de sainte Agathe [^cia [eius] ribus inter apocrypha accensentur) ; — de saint Biaise [Quae in eius vita narranlar inepta sunt et maie consula, ex Tillemontio) ; — des saints Tihurce, Vidérien, Maxime [Desumpt. ex actis sanctae Caeciliae, expungend.) ; — de saint Caius pape [NulUua vel dubiae fidei) ; — de saint Clet pape (Inceria) ; — des saints Alexandre, Eventius et Théodule [Nihil certo... Mendosa); — de saint Juvénal [Acta erroribus plena pronuntiat TUlemoniius); — des saints Gordien et Epimaque [Incerta, multis difficultatibus sive controversiis subiecta); — de saint Urbain [Monumenta (alsa vel fidei admodum dubiae) ; — des saints Basilide, Cyrin, Nabor, Nazaîre [Acta apocrypba) ; — des saints Vit et Modeste [Acta sparia et falsa in pluribus] : — des saints Processus et Martinien [Acta non esse authentica probat TUlemoniius) ; — de sainte Praxède (Actaparum sincera..., nulla fide digna); — de sainte Pudentienne, des saints Abdon et Sennen [Acta corrupia..., fabulosa); — des saints Gyriaque, Large, Smaragde [Acia depravaia) ; — de saint Hippolyte (Rx actia sancti Laureniii..., actis corrupiis) ; — de saint
Timothée [De quo maximae et spinia undique circumseriptae litea apudcriticos aunt) ; — de saint Adrien et de saint GorgoniuB, des saints Protus et Hyacinthe [Âeta apocrypka esse contendunt Tillemontius et Baitlelus) ; — 'des saints Nicomëde, Nérée et Acliillée [Fidei valde ■ dubiae); — de saint Caliiste [Inceria sunt quae in ea narrantur) ; — de saint Mennas [PlurimU scateni difficaîtatibua).
Supprimées et remplacées par des leçons nouvelles, les leçons historiques de saint Damase, de saint Silvestre, de saint Hilaire, de saint Félix de Noie, de saint Paul ermite, de saint Marcel, de saint Antoine, de saint Fabien, de saint Jean Chrysostome, de saint Pie V, de saint Pierre Célestin, de saint Félix pape, des saints Pierre et Marcellin, des saints Prime et Félicien, -de sainte Marguerite d'Ecosse, des saints Marc et Marcellien, des saints Gervais et Protais, de saint Paulin de Noie, de sainte Elisabeth de Portugal', de saint Jean Gualbert, de saint Apollinaire', des saints Nazaire et Celse, des papes Victor et Innocent, de sainte Marthe, du pape saint Etienne, du pape Xystus, de saint Tîburce, de sainte Suzanne, de sainte Perpétue
1. Et (uppreggion dea antiennea et répons propres de cet otfice, proposé pour être de rite simple.
2. La congrégatiDD remplace la légende de saint Apollinaire par un sermon punégyriijue de saint Pierre ChrjBOlogue. sans couleur historique. Elle justifie ainsi la correction : o De lanclo ApoUinare nihii asaerere certiua possumni, qniim qnod leg:îiuuB in hoc sermone S, PetrI Chr^sologi. Ab hoc dissentiunl ecta, qaae sanctam ApoUinareai Îd ipso martyrii acta obtiase narrant. Sed
.aciB iala, tametai antiqaa, inter lincere tamen non relnlit Ruinartias, et interpolata ease fatetur Joannea Pinius. Addit Tillemontius malta in illis contineri, quB« ipsis detrahant aacloritatem. Hinc sermonem iatam legendum exhibent Breviaria Xugdanente et Parisienae. s Aaalrcta, p. 909.