‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 19 sur 190 · Paulin., /o<-.<r · texte numérisé non relu

Paulin., /o<-.<r

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vaste basilique. Dans <le pareils vaisseaux la voix grêle d'un lecteur devenait impuissante à dominer le confus murmure du peuple, h Quantum iaboratur in ecclesia ut fiât sUeniium cum lectiones ieguntur, » observe un évèque du iv° siècle'. Dans des assemblées, que le même auteur compare à une mer mouvante et bruyante, a tanqaam undis refluentibus stridet ecclesia^, a îl fallait que le chant devînt plus puissant, puissant comme le bruit des grandes eaux elles-mêmes. A la psalmodie en solo, psalmus responsorius , se substitua la psalmodie en choeur, antiphona,

a Le mot antiphona vient du grec, écrit saint Isidore, el peut se traduire : vox reciproca. L'antiphone est le chant de deux chœurs qui se répondent, et qui se répondent des versets différents ; in antipbonis versibus alternant chori^ . B Ici plus de solo : toute l'assemblée prend part au chant, partagée en deus chœurs ou o systèmes n, chantant l'un le premier verset du psaume, l'autre le second, et ainsi de suite. Saint Isidore ajoute que celte psalmodie venait des Grecs, « guod genus psallendc Graeci invenisse Iraduntur. n Et rien n'est plus juste, tous les témoignages s'accordant à attribuer à Diodore l'introduction du chant anliphoné dans l'Eglise d'Antioche.

S'il faut en croire Théodore de Mopsueste, bien en situation de connaître les choses d'Antioche puisqu'il y passa sa jeunesse dans les confréries de Diodore, l'antiphone avait été empruntée par celui-ci à l'usage des Églises de langue syriaque'. Saint Basile confirme le

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