‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 28 sur 190 · Id„ ibld., III · texte numérisé non relu

Id„ ibld., III

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De même que l'office matioal de laudes ne concordait pas avec le commencement de la journée, l'office de vêpres ne concordait pas avec la fin. Après vêpres avait lieu le repas du soir : le coucher venait ensuite. La journée de l'homme de Dieu finirait-elle autrement que par une prière? C'était une pensée bien ancienne, ou ptutAt une pensée qui n'avuit pas d'âge, que I& pensée de finir le jour en en remerciant Dieu, et en lui confiant la nuit où l'on entrait. Saint Basile parle de cette prière du soir, comme d'une chose traditionnelle '. En Occident, saint Benoît le premier la fit rentrer dans le cours des offices, en lui donnant le nom qu'elle a gardé de compleiorium, compiles, achèvement.

Le cycle de l'office monastique était maintenant complet.

Il resterait à étudier en détail la description qu'en donne saint Benoit dans sa règle : mais nous ne nous y attarderons pas. L'office bénédictin est une création composite, œuvre personnelle et particulière d'adaptation : 1 Notre intention, écrit saint Benoit en manière de conclusion, est qu'au c;ts que quelqu'un n'approuve pus ce partage des psaumes, comme nous l'avons fait, il ordonnera en cela ce qu'il jugera plus à propos^, a 11 rendait k ses disciples la liberté dont il avait usé luimcme. Quelques éléments de l'office bénédictin sont romains, d'autres milanais; dans son ensemble, cet office n'aura qu'une influence éloignée et tardive sur la formation de l'office romain, dont il sera plutôt tribu-

1. Basil., De spirilu aaacto, 73 : s Visam esl patribus noslris Teipertini lumînU gratiam haudquaquam lilentio accipere, ged moi ut appnmit agere gratias. B

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