OFFICE ROMAIN DU TEMPS DE CHÀRLBMAGNE
de celui de saint Laurent, sur la voie Tiburtine. La basilique de saint Hermès était au cimetière Basillue, sur la voie Salaria antiqua ; celle des saints Félix et Adauctus au cimetière Commodillae, sur la voie d'Ostie. Les saints Prolus et Hyacinthe appartenaient au cimetière BasUlae. Le pape Corneille avait une basilique à son nom sur le cimetière de Calliste; le pape Marc avait donné le sien à la basilique du cimetière Balbinae, sur la voie Ardéatine; le pape Calliste, à celle du cimetière Calepodii, sur la voie Aurélienne. Une église s'élevait sur la voie Salaria nova, au nom des saints Chrysanthe et Darie. Sainte Cécile était la sainte la plus populaire du cimetière de Calliste. Au cimetière Tlirasonis, sur la voie Salaria nova, appartenait l'église de saint Saturnin. — Au dixième mille de la voie Cornelia, était la basilique de sainte Rufine ; au premier mille de la voie Prénestine, celle de saint Agapit; au dixième mille de la voie Aurélienne, celle de saint Basilide. — Ajoutez-y les saints Jean et Paul, seuls d'entre tous les martyrs de Rome à avoir été enterrés intra muros : j'ai nommé la belle basilique du Ccelius, le titulus Pammachii. C'étaient là, au temps où s'écrivaient les itinéraires de pèlerins que nous possédons, itinéraires contemporains de Benoit Biscop et de Céolfrid, cVtaient là les sanctuaires visités et fêtés : ceux dont les anniversaires ne pouvaient pas disparaître, et n'ont point disparu en effet, recueillis qu'ils ont été par la liturgie de l'office'.
Mais il y en avait d'autres et plus vénérables encore. Saint Aquilas et sainte Prisca, au moins sainte Prisca, une martyre du cimetière de Priscîlle, prétendaient k
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l'honneur d'être mentionnés dans l'épitre de saint Paul ans Romains (XVI, 3-5), Saints Nérée et Achitlée, ensemble avec sainte Pétronille, avaient donné leurs noms à la basilique de la voie Ardéatine au cimetière DomitUlae, enterrés qu'ils étaient là dans la sépulture des Flaviens chrétiens, à la famille de qui ils appartelenaient. On touchait avec eux à l'origine de l'Église romaine. Et je ne parle pas des fêtes de saint Pierre, de saint Paul et de saint Laurent.
Les anniversaires que nous venons d'énumérer formaient le vieux sanctoral romain, le sanctoral des cimetières. D'autres souvenirs ou d'autres préoccupations avaient provoqué la création de fêtes plus récentes. Le citulus Pudentis, en devenant au viii° siècle titulus sanctae Pudentianae, du nom d'une martyi'e « Potentiana » enterrée au cimetière de PrisciUe, avait introduit dans le sanctoral urbain la fête de sainte Puden- (ienne. De même, au titulus Praxedis, devenu vers le même temps titulus sanctae Praccedis, on devait la fêle urbaine de sainte Praxède. Au titulus démentis se rattachait, dès avant la an du iv" siècle, l'anniversaire de saint Clément. La basilique des S anti-Quattro, au Ccelius, vieille église anonyme, avait épousé le souvenir énigmalique des martyrs désignés sous le nom de IV coronaii. Saint-Etienne-le-Rond, au Ccelius encore, avait, sous le pape Théodore (642-649), recueilli les reliques et l'anniversaire des saints Prime et Félicien de Nomento, apportés du quatorzième mille de la voie Nomenlane. La chapelle domestique de la domus Pinciana des Anicii, sur le Pincio, restaurée auviii* siècle par le pape Hadrien, avait introduit à Rome le vocable et la fête de saint Félix de Noie. La basilique ad aquas Salvias, bâtie au milieu du vu' siècle, l'avait été sous le