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vocable lie saint Anastase-Ie-Perse (■{• 627), auquel on avait joint bientât l'espagnol saint Vincent, i cause de son chef transféré là même, ad aquas .Salvias. Sainte Agathe de Catane avait au vi' siècle donné son nom i une petite église arienne de la Suburra ; saint Georges, le héros légendaire de l'Orient grec, à une petite église du Vélabre, enrichie au vin' siècle du chef de son saint éponyrae; saints Gervaîs et Protais, deux milanais, au titutus Vestinae (ceci dès le v* siècle] devenu au VIII' le titulus actuel de saint Vital, un ravennate tenu pour père de saint Gervais et de saint Protais; saint Apollinaire, un ravennate aussi, à un oratoire construit par le pape Honorius (625-638) sur l'atrium de Saint-Pierre; sainte Sabine, une martyre ombrienne, au titulus Sabinae de l'Aventin, enrichi de ses reliques vers la fin du vu' siècle ; saint Adrien, de Nicomédie, à l'antique Curia hostitia transformée au vu' siècle en basilique; sainte Euphémie, de Nicomédie elle encore, à une église élevée ou restaurée au vu' siècle ; saints Côme et Damien, les deux médecins anargyres si populaires dans tout l'Orient grec, à la basilique aménagée par le pape Félix IV [526-530) dans Vaula des archives romaines; saint Gésaire de Terracine, i une petite basilique du Palatin; saint Cbrysogone de Sirmium, au vieuï tilulus Chrysogoni du Tfanstevere ; sainte Lucie de Syracuse, au couvent grec De renalis, fondé vers le viii' siècle; sainte Anastasie de Sirmium, au vieux tilulus Anastasiae du Palatin. — Il s'agit là, on le voit, de martyrs étrangers qu'un vocable monumental ou qu'une translation de reliques a faits romains*.
1. Vojei M. Armellini, Le chieie di Sonia dallt loro origïni tino alitcato XVI{Komt, 1887), s. v.-
Les autres fêtes du calendrier romain de la fin du viii' siècle n'ont plus ce caractère local et monumental qui en fait des anniversaires si proprement romains. Des fêtes de la vierge Marie, la seule qui fût romaine avait été démarquée; c'était celle qui se célébrait à l'octave de la Noël, et qui, au viii' siècle, était déjà toute au souvenir de la Circoncision. Au commencement du vil* siècle, au contraire, au temps du pape Boniface IV (608-615), elle se célébrait au Panthéon consacré par ce pontife au vocable beatae Mariae et omnium sanctorum, et le beau répons
Gnude. Maria ïirgo! cunclas haerescs sola iateremiati, quae Gabriclis archaogoli dictia credidisli. dum ïirgo Deum et homiDem genuisti et post partum virgo inviolala permanaiati !
composé, dit-on, par un chantre aveugle, avait été exécuté pour la première fois au Panthéon ' . La station du premier janvier au Panthéon éiait, je le répète, la vieille fête romaine de la sainte Vierge. — D'autres fêtes de la Vierge entrèrent, maïs plus lard, dans le calendrier romain ; la Nativité [8 sept.], l'Annonciation (25 mars), la Purification (2 février), la Dormition ou Assomption (15 août), qui toutes quatre se célébrèrent à Sainle-Marie- Majeure, et, toutes quatre d'importation byzantine, n'ont pas à Rome d'attestation plus ancienne que la vie du pape Sergius I" (687-701) ". — Les fêtes d'apôtres, et en première ligne celle de saint André, frère de saint Pierre, puis à la suite celles de saint Jean, des saints Philippe et Jacques, celle de saint Pierre aux