Soiom., H. E.,m
2. Chriat et Paranikae, AalAologia giaeca carminum chriatior aorom (Leipzig. 1871), p. 40. Cf. Clem. Alex., Paedagog.. III, 12, (Christ et Par., op. cil,, p. 37.)
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les Donalistes et les Ariens se servaient de pareils psaumes pour propager leurs doctrines : Arius avait composé sur des airs nouveaux des a cantiques de marins n, des « cantiques de voyageurs »..., qui « insinuaient son impiété dans les cœurs simples par le charme de leur musique ' ». C'en fut assez pour décourager l'Église catholique. Jamais les hymnes métriques de saint Grégoire de Nazianze, ni de Synésius n'ont eu les honneurs de la liturgie. A leur époque, la seconde moitié du quatrième siècle, les psalmi idiotici étaient éliminés de l'usage liturgique catholique. Mais ils n'oDt point entièrement péri. Le beau psaume du soir, a Lumière joyeuse... b, fait encore partie de l'office canonique de l'Eglise grecque. Le psaume du matin, Gloria in excelsis, éliminé de l'office de laudes, a trouvé dès avant le vi° siècle une place dans Vordo romain de la messe. Et le Te Deum, que nous chantons encore à la fin de nos nocturnes, n'est qu'un psalmus idîolicus.
L'office vigilial, qui avait été à l'origine propre i la solennité du dimanche, fut introduit de bonne heure dans la solennité des fêtes de martyrs ; chaque anniversaire [natale] de martyr fut solennisé comme le jour du Seigneur par une synaxe liturgique précédée d'une vigile, d'un coetus antelucanus '. L'antiquité de ces anniversaires est attestée par un document de l'an 155, j'entends la lettre encyclique des fidèles de Smyrne annonçant le martyre de saint Polycarpe : nous y trouvons exprimée déjà comme un usage la pensée de celé-
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brer le natale du martyr par une réunion des fidèles au lieu même où repose son corps * . C'est ce même usage auquel fait allusion lu passion de saint Cyprien, quand elle nous montre une disposition providentielle dans ce fait que le peuple de Carthage célébrait une vigile la nuil même qui précéda le martyre de son évêque : a Concessii et lune dieina bonitas ...ut Dei populus etiam in sacerdotis pasaione vigilaret, » comme si Dieu avait voulu faire célébrer le natale du saint évêque dès avant sa mon^. Et l'auteur de la passion de saint Saturnin de Toulouse a formulé cet usage en termes eucellents quand il écrit : n L'anniversaire des jours oîi les martyrs ont été couronnés dans le ciel, nous les solennisons par des vigiles et par la messe : Illos dies, quihus in dominici nominis confessione lucianies, beatoque obilu regnis coelestibus renascenCes ...coronanlur, vigiliia hymnia ac sacrameniis etiam solemnibus honoramus^... » Ces vigiles des martyrs ne se célébraient pas dans les églises urbaines, mais hors les murs, dans le cimetière oii le martyr était enterré. Ré unissez -vous, diront au iv° siècle les Constitutions apostoliques, réunissezvous dans les cimetières pour lire les saintes Ecritures, pour psalmodier sur les corps des martyrs qui y dorment, pour y offrir le sacrifice de l'eucharistie *.
Enfin les dimanches et les anniversaires des martyrs n'étaient pas les seules solennités qui, dans l'ancienne Église, eussent leurs vigiles, nocturnae convocationes , comme les appelle Tertullîen * : il s'y était ajouté de