‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 10 sur 190 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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bonne heure les jours de station. De même que les Juifs jeûnaient a deus fois par sabbat », les chrétiens jeûnaient deux fois par semaine : la Doctrine des apôtres, à la fin du premier siècle, mentionne déjà ces deux jours déjeune; le Pasteur d'Hermas, au commencement du second siècle, en parle aussi en leur donnant pour la première fois le nom de stations. Au troisième siècle, les stations du mercredi et du vendredi étaient dans l'usa^ catholique. « Les deux jours de station, écrit M. Duchesne, étaient consacrés comme le dimanche par des réunions du culte... En certains endroits, on célébrait la liturgie proprement dite, l'eucharistie; tel était Tusage en Afrique, au temps de Tertullien, et à Jérusalem vers la fin du iV siècle. Dans l'Eglise d'Alexandrie, au contraire, la stalion ne cornporluit pas de liturgie. Socraie nous apprend que, ces jours-là, on lisait les Ecritures, elles étaient interprétées par les docteurs ; en un mot, on faisait tout ce qui se fait dans les synaxes, moins la célébration des mystères ' . B C'était une vigile, a Die stationis, itocte vigiliae meminerimus, v écrivait Tertullien *. Ce fut pendant une vigile de vendredi que saint Athanase fut attaqué dans l'église de Théonas, la nuit du 8 au 9 février 356'.

Tel est le plus ancien élat de l'office divin dans l'Église.

Vigiles dominicales, vigiles stationales, vigiles cimétériales : ces vigiles comprenant un triple office, vespéral, nocturne, matinal. On ne trouve pas trace d'autres

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