‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 95 sur 190 · Benedict · texte numérisé non relu

Benedict

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dans la basilique. Que, de plus, à certaines fêtes, comme celle de saint Pierre et pendant l'octave, on allume les filets « retia n , y compris le grand filel, u reie magnum d, qui illumine le portique et la façade' : entendez par là de grands lustres ou corbeilles de cierges. Assurément l'office, avec ce cérémonial brillant et compliqué, avec la hiérarchie si décorative de ses personnages, est devenu plutcM on spectacle, mais quel spectacle! Le peuple y vient en foule. Il se presse sur le parcours de la procession, il se répand sur les degrés et dans les nefs de la basilique. Aux grandes vigiles nocturnes, ce devait être un fourmillement de romains, de romaines, d'ultramontains. A certaines fêtes, le sénéchal du palais apostolique jetait des poignées de deniers sur les rangs compacts de la foule, pour la disperser et mieux ouvrir ainsi un passage au cortège pontifical. Le peuple ne se retirait qu'à la fin, et une fois reçue la bénédiction du pontife : « Dominus pontifex benedicit populum fatigatum... » Et toute cette somptuosité et toute cette presse étaient sa joie : «...ut omnis populus cum benedict'tone laelus recédât^, n

Mais, et nous reprenons ici la suite de la discussion, qui ne voit que ce cérémonial du xii' siècle s'applique à un office qui est le même que celui du vu i* siècle, le même pour le nombre des psaumes, des leçons, des répons, le même pour les rubriques de l'incipit et de la conclusion de l'office, le même surtout pour l'absence

1. Mnbillon, Muaacum italic, t, II, p. 161. Cf. de RoBai, latcripiioaei chritlSatat. (. Il, pp. 193 i-t 9uiv.

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