Guéranger, Institution* liturg., t. I. p
avancé du xne, soil dans l'usage quotidien du Lalran et de Saint-Pierre, soit dans le cérémonial pontifical.
L'expression de « modernum officium », nous l'avons vue employée par Grégoire IX au xme siècle. Xous rencontrons un siècle plus tôt une expression équivalente dans la lettre déjà citée d'Abailard, où nous voyons distinguer par lui Vantiquum officium, — c'est le nom qu'il donne très justement à l'office pratiqué de son temps au Latran, — et une « coutume tant des clercs que des moines, coutume ancienne déjà et encore per- \udïiente-co/isuetudo tant clericorum quant monachorum longe ante habita et mine quoque permanens ». Pour quiconque est familiarisé avec la terminologie du droit canonique, ces expressions d'Abailard reviennent à dire qu'il y a un canon ancien de l'office, lequel n'est plus observé qu'à Rome, et qu'il y a une coutume qui s est introduite postérieurement à la promulgation de ce canon, et qui est ancienne, et qui est générale, et qui est en pleine vigueur. Xe croyez pas, d'ailleurs, que cette coutume ait rien de l'unité de Vantiquum officium : Abailard nous apprend sans plus tarder que la diversité la plus grande existe dans les usages des clercs, -ans parler de ceux des moines : « In divinis officiis.., diversas et innumeras Ecclesiae consuetudines inter ipsos etiam clericos*. » Voici donc, au xne siècle, nettement défini l'office moderne par rapport à l'ancien <>llice romain.