Augustin., Confession., IX
avec raison Isidore de Séville1. Mais, s'il est permis d'en juger par les trois qui nous restent 2, leur forme savante, tourmentée et obscure n'était point pour les rendre populaires : et elles ne le devinrent point. Celles de saint Ambroise leur étaient incomparables. Elles avaient la concision ornée qui caractérise le goût du temps et l'élégance toute romaine du génie d'Ambroise. Leur mètre dimètre iambique 3; par sa simplicité se rapprochait de la prose qui avait chez les chrétiens le monopole traditionnel de l'expression des pensées religieuses. Enfin la coupe des strophes s'adaptait à une mélodie qui pouvait être facile et grave. Saint Ambroise avait trouvé une forme nouvelle.
A cette forme métrique son nom resta attaché. Les hymnes en dimètres iambiques prirent et gardèrent le nom & ambrosiani. Le pape Gélase ;492-496\ composant des hymnes, ne croyait pouvoir les composer que selon la formule métrique de saint Ambroise : « Fecit et hymnos in similitudinemAmbrosii*. a Elles ne nous ont point été conservées ; mais on ferait un recueil des hymnes d'auteurs inconnus du ve et du vie siècle, que la tradition a attribuées à saint Ambroise, et qui ne sont ambrosiennes que par leur forme métrique. Telle cette belle hymne matinale, Splcndor paternae gloriac, encore que, au contraire des hymnes authentiques de saint Ambroise, il y ait un trop sensible cliquetis de mots à