Udalric, Consuetud., I
l'office moderne et les bréviaires 185
d'autres termes à la congrégation des Camaldules issue de Cluny. On attribue généralement, à la suite du cardinal Baronius1, l'institution de cet office quotidien à . saint Pierre Damien, lequel, avant d'être fait cardinal et évèque d'Ostie, appartenait à Fonte Avellano : mais cette attribution n'est pas clairement établie. Ce qui est sur. c'est que saint Pierre Damien est le premier à parler de cet office. Il raconte que la règle de le réciter avait été établie dans un monastère de sa congrégation, le monastère de Saint-Barnabe de Gamugno : « Statutum erat atque jam per triennium ferc servatum ut cum horis canonicis quotidie B. Mariae semper virginis officia dicerentur, » Puis, à l'instigation d'un mauvais religieux, les moines y renoncèrent, sous le prétexte que c'était là s'imposer une surérogation nouvelle et onéreuse \novae adiiiventionis pondus . Mais aussi, à peine y eurent-ils renoncé, tentations, orages, brigands, les pires calamités fondirent sur le couvent2. Cela se passait vers 105(3. Ailleurs, dans son opuscule sur les heures canoniques, saint Pierre Damien recommande la
itation de l'office quotidien surérogatoire delà sainte Vierge comme un exercice très propre à assurer la persévérance finale des clercs, et à consoler leur dernier moment. Ce lui est une occasion de raconter l'histoire d'un pauvre clerc, qui avait longuement, grièvement
hé en sa vie. et qui, à son heure dernière, ne Bâchant sur quelle bonne œuvre compter, ne pouvait «[ii>' rappeler à la vierge Marie, « porte du ciel et fenêtre du paradis, » la fidélité par lui mise à réciter tous les jours son office : « Sept fois le jour, j'ai dit tes