‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 14 sur 223 · Constitut. apostol., VII · texte numérisé non relu

Constitut. apostol., VII

psaumes et de chants chrétiens, composés depuis l'origine [de l'Eglise] par des fidèles, et qui célèbrent le Christ Verbe de Dieu en le proclamant Dieu luimême '. » Paul de Samosate, cpii fut évêque d'Antioche de 260 à 270, avait supprimé dans l'Eglise d'Antioche « les psaumes qui s'y chantaient en l'honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Ainsi s'expriment les évêques dans la sentence de déposition de Paul de Samosate. Et quel prétexte celui-ci avait-il mis en avant pour autoriser cette suppression? C'est que ces psaumes n'étaient point les vieux psaumes davidiques : « Ils étaient nouveaux et l'œuvre d'hommes nouveaux2. »

On connaît les noms de quelques auteurs de psaumes nouveaux de cette sorte. Saint Basile cite le martyr Athénogène, un martyr du temps de Septime Sévère, auteur d'un psaume célèbre encore au ive siècle pour l'expression remarquable, assure-t-on, qu'y trouvait le dogme de la Trinité 3. Au témoignage du fragment de Muratori, Marcion avait, dès la seconde moitié du ne siècle, mis en circulation un Liber psalmorum de sa façon. Saint Denys d'Alexandrie (-J- 2(>5 parle avec <!«>ge des « nombreux psaumes si chers à tant de fidèles », qu'avait composés un évêque égyptien de la première moitié du ine siècle, Xépos '. Yalentin, le grand gnostique romain du temps de l'empereur Antooin L38-161), avait aussi composé des psaumes que Tertullien a connus5. Un de ses disciples, Bardesane

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