Psendo-Athanas., De virgînitate
donnée à la psalmodie vespérale; c'est l'origine de ce que nous appelons les laudes. Mais, au total, la trilogie de vêpres, du nocturne et de laudes n'était point un développement étranger à l'idée de la vigile primitive, elle en était au contraire l'expression harmonieuse.
Nous venons de voir qu'en Syrie, dans la première moitié du ive siècle, le Gloria in excelsis était compté comme un des psaumes de l'office matinal ou de laudes. De même, on comptait parmi les psaumes de vêpres le petit hymne que voici * :
« Nous te louons, nous te chantons, nous te bénissons pour ta grande gloire. Seigneur roi. O père du Christ 1 agneau immolé qui efface le péché du monde, à toi la louange, à toi l'hymne, à toi la gloire, à toi qui es Dieu et Père, par le Fils dans le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.
Ces deux chants, le Gloria in excelsis et le Laudamus te, sont deux raretés eucologiques. C'est ce qu'on appelait des psaumes privés psalmi idiotici). Ces sortes de psaumes avaient été au 11e et au 111e siècle en grande faveur tant chez les catholiques que chez les hérétiques. Dans un fragment d'un traité anonvme romain Contre V hérésie d'Artémon cité par Eusèbe, le controversiste oppose aux nouveautés unitaires de cet hérésiarque de la fin du second siècle l'autorité des papes Victor et Zéphvrin qui l'ont condamné, celle de saint .lu>tin, de saint Clément, de saint Irénée, de Méliton, qui ont si nettement affirmé la divinité du Christ, «... et tant de