Amalar., De ord. antiph., <j.j et
4. Mabillon, Musaeum ilalicu/n., t. II. p. 115 et suiv. {ordo X).
l'office moderne et les bréviaires 189
texte. Le corps du défunt avait été apporté, le soir, à la basilique, celle de Saint-Pierre. On avait traversé, au son des cloches, l'atrium de la basilique, et l'on s'était arrêté au seuil de celle des cinq portes qui s'appelait la porte du Jugement (porta j udicii), parce que c'était celle des morts. Là on avait chanté le psaume Miserere avec les deux antiennes :
Qui cognoscis omnium occulta, a delicto meo munda me. Tempus mihi concède ut repoenitens clamem : Peccavi tibi.
Indue eum. Domine, in montem haereditatis tuae, et in sanctuarium quod praeparaverunt manus tuae. Domine ' .
La porte s'était ouverte, le corps était entré dans le a sanctuaire », et l'office commençait. — C 'était une vigile, qui comportait, comme toute vigile, des vêpres, trois nocturnes et les laudes. Nous retrouvons ici l'office des clercs romains dégagé de toute influence monastique. Les vêpres avaient leurs cinq psaumes antiphon s, un verset et le Magnificat antiphoné, suivi du Kyrie eleison et de l'oraison dominicale. Point d'hymne, point de leçon brève : c'est bien véritablement l'office romain dans son état le plus pur. Les trois nocturnes commençaient sans invitatoire : il n'y avait pas de place pour le Venite exultemus dans une vigile funèbre. Chaque nocturne comptait trois psaumes antiphonés, trois leçons tirées du livre de Job neuf leçons en tout', chacune suivie d'un répons tiré aussi du livre de Job. Le neuvième répons était le répons Xe recorderis peccata mca : notre admirable répons Libéra n'appartient