De Rossi, Roma sotlerranea., t. III, p. 495 et suiv
rédemption ». Et pourquoi ces psalmodies funèbres ne se répéteraient-elles pas ensuite sur la tombe du défunt, au même titre que les messes anniversaires? « Sanctique tul mânes nobis petentibus aclsiiit ut semper libenterque psalmos tibi dicamus, que ton âme sainte nous entende, quand nous viendrons chanter des psaumes » sur ta tombe, dit une inscription ombrienne de Tan 273'". Toutefois, ce sentiment attendit longtemps avant de trouver son expression liturgique canonique. Le pénitentiel de Théodore de Cantorbérv (+ 690 et celui d'Egbert d'York '— 766), qui ensemble nous ont conservé la meilleure part du pénitentiel romain du vne siècle, témoignent ensemble qu'à cette époque il n'y avait point k Rome de vigile des morts. « Selon l'Eglise romaine, y lisons-nous, la coutume est de porter le mort à l'église, de lui oindre de chrême la poitrine, et de célébrer la messe pour lui, puis de le porter en terre avec des chants cum cantatione portare ad sepulturam), et, quand il est descendu dans sa tombe, de prononcer une oraison. Le jour même, puis le troisième, le neuvième, le trentième après on dit une messe, et au bout de l'an, si l'on veut2 ». C'est tout, et il n'est pas question de quelque vigile que ce soit. Ceci au vne siècle.
Pour trouver l'office des morts constitué, il faut d< -scendre jusqu'au vme siècle et au temps d'Amalaire. Alors seulement, à enté de Yordo sepulturae, nous trouvons un véritable office canonique des morts, officium pro mortuis 3. L'antiphonaire de Saint-Pierre et les ordines romani ' nous en donnent les rubriques et le