Roskovàny, t. V. p. 108 et sniv
'1. Martin de Senging. Tuitioncs, ap. Pez, Dibliotheca ascetica (Ratisb., 1725), t. VIII, p. 5'i5.
clergé sans doute, mais aussi à réformer l'office, à le déblayer, à le restaurer : Martin de Senging ni le concile de Bàle ne pensent à cette seconde partie de leur tâche. Raoul de Tongres seul avait vu juste quand il dénonçait à ses chanoines de Windesheim la décadence de l'office canonique dans son texte et dans ses rubriques. Il accusait les Mineurs d'avoir été les ouvriers et leur bréviaire l'instrument de cette décadence. Ils ont, disait-il. intitulé leur bréviaire : Bréviaire selon la coutume de la cour romaine, sans se préoccuper de la coutume de l'Eglise romaine. Et il ajoutait : « L'Eglise romaine était autrefois célèbre et glorieuse, des eaux vives jaillissaient sous ses pieds, et comme à une source on y puisait les règles ecclésiastiques. » Il en appelait de la liturgie des Mineurs à celle d'Amalaire et du Micrologus ' . Le prévôt de Tongres avait raison, mais personne ne l'écoutait.
I »n arrive avec cette décadence liturgiqne à la fin du m >yen âge. L'imprimerie recueille le Bréviaire romain des mains de la cour romaine : In nomine sanctissime et individuc trinitatis patris et filii et spiritus sancti amen. Incipit ordo breviarii secundum eonsuetudinem romane curie... Explicit breviarium secundum morem romane curie. Ou encore : Breviarium ad usum romane curie ob Dei gloriam et honorem animarumque salutem ac totius ecclesiae militantis utilitatcm, lisons-nous au titre i Bréviaires romains incunables2. Nous sommes aux