Roskovuny. t. V, p. "i
sublatum , sed tompcratum , » dit Léonardo Marini. Pie V sera plus décisif, lorsque de son autorité souveraine il rendra facultative l'obligation, que maintenait strictement la congrégation — et que marquent encore aujourd'hui les rubriques, — de réciter à certains jours l'office de la Vierge, l'office des morts, les psaumes pénitentiels et graduels '. C'étaient là, en effet, des éléments étrangers [aliéna), que l'on ne devait pas hésiter à éliminer.
La congrégation montra les mêmes scrupules dans l'élimination des éléments reprochables [incerta du vieux bréviaire. On a reproché au vieux bréviaire, écrit Marini, que de ses légendes de saints il en est qui sont apocryphes, ou scandalisantes, ou mal écrites. La congrégation est d'avis de retenir les faits les plus authentiques, en les mettant en un meilleur style, pour l'édification et le contentement des lecteurs. Elle pense au^-i que bien des vies de saints qui sont au vieux bréviaire sont excellentes, empruntées qu'elles sont à des auteurs anciens ou aux actes sincères des martyrs, et que l'on doit leur donner la préférence, tout en les revisant au double point de vue de la vérité historique et de la correction littéraire. Ce soin a été confié d'abord à Foscarari . puis à Pogiano, qui ensemble ont à revoir toutes les légendes du sanctoral 2. Ici encore les indi< tions fournies par Marini vont à nous confirmer dans cette impression, que la congrégation entendail la réforme comme une correction, c-t cette correction comme devant être réduite au strict indispensable.