‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 170 sur 223 · Bulle Quod a nobis · texte numérisé non relu

Bulle Quod a nobis

2. Roskovany, t. V, p. 582. Cf. Julii Pogiani epùiolae et orationcs (Ruine. 1756 . t. II. p. xi.-i.n.

Marini le dit. en terminant, d'un mot qui ne saurait laisser aucun doute : « Perstitit inconcussa députa torum eon^ictio nil mutandum esse in ipsis Ecclesiae libris. »

Le bréviaire romain, corrigé selon les vues que Ton vient d'exposer, parut en 1568, cinq ans à peine api la clôture du concile de Trente. Il semble même que la correction en était achevée dès 1566, à en juger par une lettre du cardinal Borromée à Sirleto L A ce compte, l'exécution de la réforme aurait demanda à peine trois années. La bulle de publication de saint Pie Y, Ouod a nobis, est datée du 9 juillet 1568. Le nouveau Bréviaire était imprimé à Rome, et l'imprimeur, Paul Manuce. reçut le privilège le 11 novembre 15< L'office . selon le nouveau bréviaire , put entrer en usa^e au début de l'année 1569. Le volume portait en titre : Breviarium Romanum, ex deereto Sacrosancti Concilii Tridentini restitution, PU V Pont. Max. iussu editum. Romae. MDLXVIH. Cum priçilegio Pu V Pontificis Ma l'uni, in aedibus Populi Romani, apud Pauluin Manutium.

La bulle Ouod a nobis portait abolition sans restriction possible du bréviaire de Quignonez 2 : abolition de

1. Borromée à Sirleto. 4 sept. 1566 'Sebniid. p. 65 j . M. Renouard [Annales de l'imprimerie des Aide, Paris. 1834, p. 19< signale comme imprime par Paul Manueç en 1564 un bréviaire romain

mt en titre : Breviarium Romanum ex deereto sacosancti Concilii Tridentini restitutum. Fit IV. Pont. Ma.r. iussu editum. In fol., Rome, 1564. Je n'ai pas eu d exemplaire de ce bréviaire à ma disposition. 11 serait très int - :it de le comparer avec le bréviaire de 1508, et de vérifier l'opinion de M. Renouard qui le dit être le même que celui de 1568.

D existe une réédition du bréviaire de Quignonez. mais elle n'a jamais été mise dans la circulation. C'est celle que fit Faire pour son usage personnel Col.bert. eu 1 « » T *. * . et dont on connait six exemplair- Voj. L. Delisle, Le bréviaire de Colbert. dans la Biblioth.de l'École des Chartes, 1882. p. 146-149.

tout bréviaire plus ancien que le bréviaire nouveau, à l'exception de ceux qui se pourraient prévaloir dune approbation pontificale ou d'une coutume antérieure à deux cents ans; enfin défense de changer en tout ou en partie le nouveau bréviaire, d'y ajouter ou d'y retrancher quoique ce fût.

Etant donné le scrupuleux esprit de conservation qui animait les liturgistes de saint Pie Y, il ne faut point s'attendre à trouver dans le bréviaire de 1568 un bréviaire autre que le bréviaire traditionnel de la Curie, le bréviaire tel qu'il s'imprimait depuis 1474, mais ce même bréviaire amendé et rendu tout ensemble plus manuel et plus poli. Quignonez déclarait les anciennes rubriques obscures et inextricables : on fit figurer en tête du nouveau bréviaire cette exposition des rubriques générales de l'office que nous y lisons encore, excellente exposition en partie empruntée au Directorium divi/ii officii publié par L. Ciconiolano en 1540, avec l'approbation de Paul III '. Quignonez déplorait l'invasion du temporal par le sanctoral : le calendrier des fêtes fixes fut ail» de plusieurs fêtes : saint Joachim, saint François de Paule, saint Bernardin, saint Antoine de Padoue, sainte Anne, saint Louis de Toulouse, sainte Elisabeth de Thuringe, la Présentation. Plusieurs fêtes se virent luire à des mémoires : sainte Euphémie. sainte Thècle, sainle Ursule, saint Saturnin. Le total des semidoubles était maintenant de trente; le total des doubles de tout rang était de cinquante-sept, et celui des mémoires de trente-trois. Les offices du commun des saints ne prenaient donc plus que cent jours environ sur L'office temporal.

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