‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 178 sur 223 · Id.t p · texte numérisé non relu

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LE BREVIAIRE DL' CONCILE DE TRENTE 2o/

qui furent adoptées étaient discutables. Exemple- : Baronius fit dire à la légende de saint André que les ossements de l'apôtre ont été transportés à Constantinople sous le règne de Constance ; le Bréviaire de Pie V disait Constantin, et Urbain VIII a fait judicieusement rétablir cette leçon. Dans le Bréviaire de Pie V, saint Hippolyte était donné comme prêtre ; Baronius le fait qualifier d'évêque de Porto. La légende de saint Jacques le Majeur, dans le Bréviaire de Pie V, disait sans insister que L'apôtre avait « parcouru lEspagne et y avait prêché 1" Evangile, puis était revenu à. Jérusalem » ; Bellarmin demandait que cette assertion fût effacée du Bréviaire, comme ne reposant sur aucun témoignage digne de foi. Baronius passe outre aux représentations de Bellarmin, et fait insérer la phrase suivante : « Mox Hispaniain adiisse, et ibi aliquos ad fidem convertisse, Ecclesiarum illius provinciac traditio est; ex quorum numéro septem postea episcopi a beato Petro ordinati in Hispaniam primi directi sunt ; » phrase dont Urbain VIII devait supprimer le membre Ecclesiarum illius proi-incicc traditio, cédant aux instantes réclamations du clergé espagnol. Dans le Bréviaire de Pi.- V on admettait l'identité du Denys évêque d'Athènes et du Denys évêque de Paris : Bellarmin voulait que l'on distinguât les deux personnages, faisant du second un évêque du temps de Dèce, ainsi que l'entendent Grégoire de Tours et Sulpice Sévère j Baronius fait maintenir les termes adoptés sous Pie V. Baronius corrige les légendes des anciens papes \ m

n'est que pour préciser la chronologie de leurs pontificat-, m incertaine cependant.

Combien de détails qui « ne pouvaient être support/ s sans offense b sont maintenus ! Bellarmin n'admettait

pas l'authenticité des Fausses Décrétales, et l'on sait que les Fausses Décrétales sont entrées dans la rédaction des légendes des anciens papes au Bréviaire : Baronius repousse toute correction sur ce chapitre. Baronius lui-même reconnaissait le caractère apocrvphe d'actes des apôtres, tels que ceux de saint Thomas ; il invoque cependant leur autorité, « licet adnumerentur inter apocryplia, » dit-il. Baronius reconnaissait le caractère corrompu de certains actes de martyrs : « Âcta sancti Donati depravata esse nulla dubitatio est ; » et ailleurs, parlant de sainte Catherine : « Multa eius historia liabet quae veritati répugnant. » Il ne croit pourtant point qu il faille faire autre chose que les amender.

Au total le correctorium dressé par Baronius et adopté par la congrégation clémentine se réduisait à de minimes modifications1, et bien peu en rapport même avec les prémisses énoncées par Baronius dans son projet de correction. Mais tel qu'il était, il fixait un point de droit de grande importance, que Clément VIII

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