Roskovany, p. 5'i5. Analt'cla. p
A cette même date commença la discussion des fêtes de la Vierge. La Purification, l'Annonciation, l'Assomption, la Nativité étaient des fêtes antiques et universelles indiscutables. La congrégation se demanda pourtant s'il ne conviendrait pas de substituer au terme à' Assomption le terme plus antique de Pausatio ou Dormitio ou Transitas, de peur de voir, par cette consécration liturgique du mot Assomption, la pieuse crovance de l'entrée en corps et en âme de la Vierge au ciel consacrée comme de foi. A l'unanimité, on retint le vocable «1 Assomption. Mais donnerait-on à la Nativité et à l'Assomption une octave ? La congrégation fut pour l'affirmative, réservant la question de savoir de quel degré seraient ces deux octaves. — Le 2 février, la fêle de la Visitation et celle de la Conception furent maintenues à l'unanimité. Mais, des consulteurs, ceux qui répugnaient à la doctrine de l'immaculée conception voulaient supprimer à cette dernière fête son octave ; ceux qui craignaient de voir par une pareille suppression diminuer l'autorité de cette doctrine, réclamaient l'octave. La congrégation s'étant partagée également entre les deux sentiments, on décida de s'en remettre à Benoît XIV. La fête de la Présentation avait été éliminée par Pie V, et rétablie par Sixte Quint : la congrégation, frappée de la difficulté qu'il y a à déterminer exactement quel mystère est honoré dans cette fête, résolut de s'en tenir à la décision de Pie V. Mais elle devait revenir sur sa résolution. Par contre, les fêtes du Saint-Nom de Marie, du Saint Rosaire, de X.-D. de la Merci, de N.-D. du Carmel, des Sept- Douleurs, de la DcsponsatioJ du Patronage, de la Translation de la maison de Lorette et de VExpectatio partus, ne trouvèrent dans la congrégation que de
tièdes défenseurs '. On voyait avec regret ces fêtes faire tort à l'office dominical ; l'office du Saint-Nom de Jésus étant supprimé, on ne pouvait maintenir celui du ' Saint-Nom de Marie ; l'office du Rosaire était connexe à l'office du Saint-Nom de Marie, tous les deux ayant pour raison d'être de remercier Dieu de victoii remportées sur les Turcs ; l'office de la Merci et du Carmel n'intéressaient que deux ordres religieux, non l'Eglise universelle; l'office des Sept-Douleurs avait le tort d'évincer l'office férial du vendredi de la semaine de la Passion. Quant aux offices de la Desponsatio, du Patronage, de la Translatio domus Lauretanae, sans se dissimuler les motifs graves qui les avaient fait instituer, la congrégation était d'avis que, 1 antiquité chrétienne n'ayant pas cru devoir les établir, on était en droit de ne point les conserver. La fête de Y Erpectatio partus ne fut défendue par personne1'.
Le 9 mars 1742, la discussion porta sur les fêtes des anges. A l'unanimité on retint la fête du 2'.) septembre, dédicace de saint Michel. Mais, à l'unanimité aussi, on supprima la fête du 8 mai. Apparition de saint Michel sur le mont Gargan, qui n'intéressait, disait-on, que le diocèse de Siponto. La fête des >.iinN Anges Gardiens • tait récente, elle datait (le Paul V, et ne faisait-elle | double emploi avec la fête de la dédicace de saint
1. Le Saint-Nom de Marie avait été concédé ali<fuibus locis en 1513 et fixé au 17 septembre. En 1693, Innocent XI l'avait étendu à L'Eglise universelle et fixé au dimanche dans l'octave de la Nativité. Le Rosaire, institue par Grégoire XIII en souvenir de Lépante, avait été étendu par Clément XI. en 1716, à l'Eglise universelle. La .Merci, les Sept-Douleurs. le Carmel. le Patronag la Desponsatio, la Translatio, YExpectatio dataient de Benoit X1I1 [1725, 26, 27 .
'2. Hoskovany. p. \ 1S. Analecta, p. 515.
Michel ? On la maintint cependant. — Après les anges, les saints. La fête des Macchabées était trop ancienne pour qu'on y pût toucher. Mais ce n'était point le cas de la fête de saint Joachim, de sainte Anne, de saint Joseph. Pourtant la dévotion universelle avait adopté trop pieu- - ment ces trois fêtes pour qu'on les pût supprimer : on résolut donc d'unir en une seule fête le souvenir de Joachim et d'Anne; encore devait-on peu après abandonner cette résolution et laisser la liturgie dans l'état. La Nativité et la Décollation de saint Jean-Baptiste étaient hors de cause. Hors de cause aussi les saints Innocents; mais on supprimerait peut-être avantageusement l'octave de ces derniers. Hors de cause les fêtes de saint Pierre et saint Paul, et des autres apôtres, y compris saint Barnabe, et des évangélistes. On ne fit quelque difficulté que pour l'octave exceptionnelle accordée à la fête de saint Jean. La fête de sainte Madeleine et celle de sainte Marthe seraient maintenues, cette dernière toutefois réduite à n'être plus qu'une fête simple '.
Le 17 mars 1742. la discussion du même sujet se poursuivit. Aucune difficulté ne fut faite au maintien des solennités de la Conversion de saint Paul, de saint Jean à la Porte Latine, de saint Pierre es Liens. Il fut question de réduire en une seule fête les deux fêtes de la Chaire de saint Pierre ; mais on tomba d'accord pour Les maintenir distinctes. La Commémoraison de saint Paul, au contraire, parut avoir perdu toute raison d et puisque ce jour-là le pape ne venait plus comme jadis pontifier à Saint-Paul-hors-les-murs : on ne maintiendrait donc cette fête que dans les égli>«-s du vocable d<-