‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 200 sur 223 · Roskuvaiiv. p. 565. Analecla, p. "■ s · texte numérisé non relu

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298 HISTOIRE Dl BRÉVIAIRE ROMAIN

d'où, assure Valenti, que Benoît XIV se souciait peu de la correction du Bréviaire, qu il y répugnait même, et qu il permettait à des consulteurs de s'en occuper, moins pour la voir aboutir, que pour ne contrarier point les personnages qui la demandaient. Rien n'était moins fondé que ce bruit, ni plus contraire à la pensée du pape1 ; et il chargea Valenti d'assurer les consulteurs que, loin d'être défavorable à leur œuvre, il s'y intéressait et l'appuyait, et qu'on le verrait bien le jour où il réunirait la congrégation en sa présence. Peu après, en effet, il nommait un nouveau consulteur, le prélat Nicolas Lercari, retour de France, où il avait accompli une importante mission, et devenu secrétaire de la Propagande; et, après avoir pris connaissance du dernier mémoire des consulteurs, il invitait la congrégation, tant des cardinaux que des consulteurs, à tenir séance en sa présence, le 29 septembre 1744.

Benoît XI V, avec cette érudition et cette facilité qui caractérisaient son éloquence, parla de la nécessité d'une réforme et de la méthode qu'il y fallait apporter. Cette nécessité, il la voyait provoquée par les mêmes causes qui avaient jadis déterminé les Pères du concile de Trente : le désordre introduit dans la récitation du psautier, la présence dans les légendes des saints d'histoires fausses ou douteuses, le manque de pureté et (1 élégance dans le culte divin. Pour la méthode, il approuvait avec les cardinaux la résolution des consulteurs de ne point toucher à la distribution des psaumes ; il demandait, quant à lui, que l'on ne touchât point au texte de la Vulgate du psautier; il approuvait que l'on conservât les rites doubles de première classe,

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