‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 26 sur 223 · Theodor. , apud Nicet., Thesaur.. V · texte numérisé non relu

Theodor. , apud Nicet., Thesaur.. V

témoignage de Théodore de Mopsueste, quand il écrit que de son temps ,375 les Églises de la vallée de l'Euphrate exécutaient la psalmodie à deux chœurs comme les Églises grecques de Palestine et de Syrie1. A Antioche, plus tard, on voulut donner à l'antiphone une origine plus indigène et plus glorieuse : on raconta qu'elle remontait à saint Ignace, à qui une vision avait montré les anges chantant ainsi à deux chœurs les louanges de la sainte Trinité ; il avait réalisé cette vision du ciel dans son Eglise d Antioche. La légende en a été recueillie par l'historien Socrate, au début du ve siècle 2.

Reçu à Antioche en même temps que la quotidienneté de l'office, le chant antiphoné des psaumes avait conquis bientôt sa place dans toutes les grandes Eglises de l'Orient. Saint Basile, dans cette même lettre qui a été citée à plusieurs reprises déjà, se défend contre les critiques de quelques clercs d'avoir introduit une singularité de son fait dans l'Eglise de Césarée en y introduisant le chant antiphoné des psaumes. « Cette psalmodie nouvelle n'est point une singularité, écrit-il, puisqu'elle est à cette heure 375 pratiquée dans toutes les Eglises de Dieu : les clercs, qui 'sont tentés de rompre -avec moi pour ce motif, devront rompre au même titre avec les Eglises d'Egypte, de Palestine, de Syrie et de l' Euphrate. » L'antiphone était reçue à Gonstantinople du temps de saint Jean Chrysostome, à Jérusalem du temps de sainte Silvia, à Milan du temps de saint Ambroise et par ses soins.

Il y a plus. Le chant antiphoné, qui, dans sa siinpli-

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