PREFACE IX
sant qu'à la liturgie; dans nos critiques comme dans nos admirations, ne nous inspirer que d'elle: et pour formule suprême de notre esthétique, prendre ces belles paroles, qui mériteraient d être de saint Grégoire (puisqu elles ne sont point de lui) : « Non pro lotis res, sed pro rébus loca no bis a manda sunt. »
Nevvman, à une époque où il appartenait encore à l'Eglise anglicane, a pu écrire ces remarquables lignes : « Il y a tant d'excellence et de beauté dans les offices du Bréviaire, que si des controversistes romains le présentaient à un protestant comme le livre des dévotions romaines, ce serait créer indubitablement un préjugé en faveur de Rome, à supposer que le protestant ignorât les circonstances du cas et fût d une candeur moyenne et sans parti pris1. » Cette excellence et cette beauté de l'office romain, j'ai essayé de l'exprimer comme je l'avais sentie. Et quant aux « circonstances du cas », dont parlait Newman, j'ai cru de mon devoir de les analyser sans les atténuer. Lien convaincu qu elles n'allaient pas à amoindrir l'impression générale
1. Tracts for the Times, n° 75. O the Roman Breiiary, p. 1 : « There is so much of excellence and beauty in the services of the Breviarv, that were it skilfullv set before the Protestant bv Roman controversialists as the book of dévotions received in their communion, it would undoubtedly raise a préjudice in their favour, if he were ignorant of the circumstances of the case, and but ordinarily candid and unprejudiced. »