X PRÉFACE
d estime et d'admiration que le Bréviaire romain doit laisser, soit qu'on le considère en lui-même, soit qu'on le considère dans ses sources. Cette impression, je 1 ai eue en remontant du xvie siècle au xme. du xme au vne, la tradition liturgique romaine; en étudiant dans les textes authentiques le « cours » le plus ancien des basiliques romaines et de la basilique vaticane entre toutes ; en me faisant ancien à ce commerce, et comme l'un de ces clercs anglo-saxons du vne siècle, qui venaient en pèlerinage au tombeau du prince des apôtres, et qui, dominés par l'autorité autant que conquis par la beauté mystique de « l'ordre romain » et de la « cantilène grégorienne », demandaient à saint Pierre de leur apprendre a prier, et d'eux-mêmes lui répétaient le Doce nos orare de lEvangile. Que 1 Eglise romaine me pardonne si ma prédilection pour ces formes antiques de sa liturgie m'a rendu eu tique sévère ou indiscret des formes plus modernes, ou si sous ma plume quelque mot a train cette prédilection même.
En tei minant, c'est pour moi un devoir et un plaisir de remerciei publiquement celui de mes anciens maîtres, prêtre de Saint- Sulpice , — sa modestie ni ;i demande de ne le point nommer, — et dora S. Baeumer, de l'ordre de Saint-Benoit, «huit l'érudition et le tact m'ont été d'un perpétuel secours dans la correction des épreuves de ce