Regul
LES ORIGINES DE Tu'OBDO PSALLEXDI ROMAIN 45
siastiques ou de celle des sept régions désignée à cet effet, enfin tous les fidèles. Les vigiles quotidiennes, au contraire, se coordonnaient à la messe privée célébrée quotidiennement dans chaque titre presbvtéral; et de même que la messe privée était célébrée par le prêtre du titre assisté seulement de ses acolytes, et qu'elle n'avait qu'une assistance privée, — quelques fidèles du quartier ou des pèlerins, — ainsi la vigile quotidienne, vigiliae privatac, pourrions-nous dire, était céléhi dans chaque titre presbvtéral par les seuK clercs attachés à ce titre presbvtéral, et elle n'avait pour assistance que les laïcs de bonne volonté.
Ces vigiles quotidiennes, instituées au ve siècle, vont constituer longtemps le principal de l'office des clercs romains. Appliquons-nous à relever le peu de traces qu'elles ont laissées dans l'histoire et dans le droit.
Le Liber pontificalis nous fournit un renseignement de quelque intérêt. Il rapporte que le pape Hormisdas 514-523 « composuit ïlerum et psalmis erudivit* ». S il s'était agi de former les clercs à la connaissance des saintes lettres, on n'aurait point parlé seulement de psaumes. Il s agit ici de psaumes à chanter. Cette exécution du chant des psaumes est donc un devoir auquel il est nécessaire de former ou même de ramener le clergé, erudivit... composuit. Il est légitime de voir dans ces efforts du pape Hormisdas le même dessein qu'exprimait, à la même époque, l'empereur Justinien dans sa novelle de 529, quand il rappelait les clercs au devoir de psalmodier quotidiennement les vigiles dans l'église à laquelle ils sont attachés.
Une formule autrement précise du même devoir
apparaît dans un fragment de décrétale inséré par Gratien dans le Décret : elle porte, selon les manuscrits, tantôt le nom du pape Gélase, tantôt le nom d'un pape Pelage. En réalité, on ne saurait à qui l'attribuer sûrement, mais on est d'accord pour y voir un texte canonique au plus tard du commencement du vne siècle. Qu'y lisons-nous ? Un évêque suburbieaire a promis sous caution au Saint-Siège de faire célébrer dans son église par ses clercs l'office des vigiles quotidiennes. Les clercs, trouvant l'obligation trop onéreuse, ne se sont point rendus à l'invitation de leur évêque. Celui-ci en réfère au pape, lequel enjoint à l'évèque de rappeler, par tous les moyens en son pouvoir, ses clercs à leur devoir liturgique, qu'il définit : « ...ut cottidianis diebus pigiliae celebrentur in ecelesia '. »
On voudrait connaître le programme de ces vigiles quotidiennes qui étaient ainsi au ve, au VIe, au vne siècle, tout l'office des clercs romains. Un document, étroitement apparenté au fragment de décrétale que je viens de citer, va nous l'apprendre. Voici une formule du Liher diurnus, la formule même de cette promesse ou caution que les évèques suburbicaires donnaient au pape, en recevant de lui leur consécration : cette formule décrit 1 office liturgique auquel les évèques suburbicaires s'engagent en leur nom et au nom de leurs clercs. C est le plus ancien ordo que nous possédions de L'office romain.
Illud ctiam prae omnibus spondeo atque promitto me omni tempore per singulos dios. a primo gallo usque inane. cum omni ordinc clcricorum nu-orum vigiliaa in ecelesia celebrare, ita ut minoris quidem