‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 40 sur 223 · Id.. ibid., p. -2V · texte numérisé non relu

Id.. ibid., p. -2V

3. L. P.. t. I, p. Tk'o : « ...Constituil ut psalmi David CL ante

sacrificium psalli antephanathn ex omnibus, quoJ ante non fiebat. »

Célestin. L'indice fourni par le Liber est en somme très léger, et je m'y arrête d'autant moins que ce malheureux texte a prêté aux interprétations les plus contradictoires.

On doit attacher plus d'intérêt à l'établissement des vigiles quotidiennes. Avec saint Hippolyte, avec saint Jérôme même à la fin du ive siècle, il n'était question encore que de vigiles dominicales et stationales 'festivae dies . C'était Fancien régime liturgique. Mais les jours ordinaires, ceux qu'on appelait au ve siècle jours privés privatae dies , ne comportaient point jusque-là de vigiles. Et c'est seulement au cours du ve siècle qu'à Rome ils commencèrent d'en avoir. La plus ancienne attestation qu'on ait de vigiles quotidiennes à Rome est dans la règle de saint Benoît. Ayant à déterminer le programme des vigiles des privatae dies, saint Benoît prescrit d'y chanter chaque jour un des cantiques de l'Ancien Testament, « ainsi, dit-il, que fait l'Eglise romaine, privatis... diebus cantieum unumquodque ex prophetis, sicut psallit ecclesia romana, dicatur{. » Où nous constatons qu'à la fin du ve siècle l'Eglise romaine avait un office canonique quotidien, en d'autres termes, des vigiles pour les jours privés. L'Eglise romaine venait bien tard au régime adopté depuis le siècle précédent à Jérusalem, à Antioche, à Constantinoph Milan. Cette nouveauté ne laissait pourtant pas que de s'adapter sans effort aux usages romains antérieurs. Les vigiles stationales, eu effet, étaient coordonnées à la messe stationale : ensemble elles se célébraient dans une basilique désignée, toute l'Église étant censée y prendre part, le pape, le clergé des sept régions ecclé-

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