‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 45 sur 223 · Vict. Vit., De pci secut . vand., V · texte numérisé non relu

Vict. Vit., De pci secut . vand., V

LES ORIGINES DE LÛRDO PSALLE^SDI ROMAIN "1

Dans le même sens, on rapporte du pape Léon II (682-683) que, tout jeune, il avait été formé à la science du psautier et de la cantilène '^cantilenae psalmodia praecipuus ; du pape Benoît II 684-685], qu'il s'était distingué dès son enfance dans la cantilène in cantilena a pucrili aetate); du pape Sergius 687-701 , que tout jeune on l'avait confié au prieur des chantres pour le former, parce qu'il était appliqué et bien doué pour la cantilène quia studiosus erat etcapax in officio cantilcnac, priori cantoru/n pro doctrina est traditus . '

Voici donc apparaître dans la première moitié du vne siècle la cantilène romaine, et avec la cantilène voici venir la Scola cantorum.

Chaque litre avait ses lecteurs. On voulut que les deux grandes basiliques de Rome, celle du Vatican et celle du Latran, eussent leurs lecteurs groupés en une sorte de collège pareil à ces scolae lectorum qui existaient à Milan, à Lyon, à Reims 2... Les deux collèges de lecteurs formés ainsi, et destinés à porter ensemble le nom de Scola cantorum, constituèrent deux établissements distincts : l'un bâti en avant du grand escalier de Saint-Pierre, l'autre au rez-de-chaussée du palais de Latran. Il en était du moins ainsi au ixe siècle3, sous Jean \ III 872-SN'.! . au moment où Jean Diacre écrivait la vie du pape saint Grégoire, auquel il attribue la fondation de la Scola cantorum.

On ne peut pas ne pas être frappé de ce fait : à l'époque de saint Grégoire remonte l'apparition simultanée de la cantilène et de la Scola cantorum. Je ne

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