‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 49 sur 223 · Voir plus loin, p. 68 et 8i · texte numérisé non relu

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omni orcline clericorum, vigilias in ecclesia celebrare * , » telle était la formule de cet usage, inauguré au ve siècle et que nous avons vu en pleine vigueur au vie et au commencement du vne. Or, tandis que la formule de l'office stational n'était pas destinée à se développer, celle de l'office vigilial quotidien, au contraire, allait se prêter à des innovations pleines de conséquences.

Un titre presbytéral n'était autre chose qu'une paroisse. A ce clergé paroissial incombait le soin des catéchumènes et des pénitents : première et lourde charge. 11 s'y ajoutait celle d'accomplir la liturgie des funérailles et d'administrer les cimetières2. Tant de charges devaient rendre plus onéreux le devoir de célébrer tous les jours au chant du coq l'office vigilial.

On aurait résolu la difficulté en reconnaissant aux moines la faculté de se mêler et même de se substituer au clergé pour mieux assurer la régularité de l'office. Mai-, à Piome. le clergé paraît avoir été extrêmement jaloux de ses charges, et en maint endroit on saisit la trace de la défiance et de l'animosité que les clercs romains éprouvent pour les moines quels qu'ils soient. On sait quel accueil les clercs romains avaient fait à saint Jérôme, le premier prédicateur du monachisme cà Rome : saint Jérôme ne s'est pas fait faute de nous l'apprendre, et du même coup de rendre à ses adversaires peau pour peau. On connaît moins telle et telle préface du sacramentaire léonien, préfaces que M. Duchesne croit pouvoir faire remonter au déclin du ive siècle, et où des prêtres romain- ne craignent j>a> d'exprimer liturgiquement leurs doléances.

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