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étaient les maîtres liturgistes de l'Eglise romaine. Le liturgiste anonyme frank, dont j'ai dit un mot au paragraphe précédent et à qui je reviendrai bientôt, nous a conservé le nom de trois de ces recteurs, et il les place à la suite des papes Léon. Gélase, Symmaque, Jean. Bonilace. Grégoire, comme les plus récents et les plus autorisés liturgistes et cantilénistes de l'Eglise romaine :
Post istos quoque Catalemis abba . ibi deserviens ad sepulcrum sancti Pétri, et ipse quidem auni eirculi cantuin diligentissime edidit.
Post hune quoque Maurianus abba. ipsius sancti Pétri apostoli serviens. annalem suum eantum et ipse nobile ordinavit.
Post hune vero domnus Yirbonus abba et omnem eantum anni cireuli magnifiée ordinavit '.
Mieux encore. Saint-Pierre était par excellence le sanctuaire de la catholicité latine, et le tombeau de l'apôtre la pierre angulaire de l'Eglise d'Occident. T us les veux étaient tournés vers cette confession auguste. Des pèlerins lui venaient chaque jour des extrémités de la Bretagne, comme des vallées de la Loire et du Rhin. Et pour ceux-là surtout la liturgie pratiquée a Saint-Pierre était le canon même de la liturgie. L'illustre abbé de Wearmouth. le maître de Bède, Benoît Biscop 628-600 , était de ces pèlerins du vne -iècle, si dévots au tombeau du prince des apôtres : cinq fois il fit le pèlerinage d'Angleterre à Rome. A Rome, il avait demandé le plan de son abbaye de Wearmouth. En souvenir de Rome, il avait voulu qu'elle portât le vocable de Saint-Pierre. A Rome, il