Bcd., Uist. Anglor., IV
fêtes du temps. Tel était l'éclat et telle l'autorité du canon de l'office basilical de Saint-Pierre, à une époque où pourtant il n'était point encore définitivement constitué, ni dans son texte, ni dans sa notation, puisque l'abbé Jean l'enseignait à "YVearmouth sans texte viva voce cantores edocendo), et dut se résoudre à l'écrire pour la commodité des monastères anglo-saxons et etiam litteris mandando)*. Le jour où l'office de Saint-Pierre se trouva codifié, le jour où les libri respoîisales et les antiphonarii dits de saint Grégoire et en réalité de Saint-Pierre furent publiés, ils firent la conquête des basiliques romaines. Ils allaient faire la conquête des Eglises franques.
Mais avant de voir ce succès de l'office basilical romain, il nous reste à expliquer comment, à côté de l'office dominical et stational des clercs, à coté de l'office vigilial quotidien des titres, à côté de l'office basilical diurne des monastères basilicaux, s'était formé et développé l'office des églises cimétériales, d'un mot le sanctoral de l'Eglise romaine, et comment bien tard et comme par accident il se fit sa place dans l'office basilical romain.
Les fêtes de saints, à Rome comme dans toutes les Églises chrétiennes, étaient à l'origine des anniversaires de martyrs indigènes. Et c'est ainsi que l'histoire des fêtes romaines de saints est liée à l'histoire des cimetières et des basiliques cimétériales de la banlieue romaine.
Les églises intra nuiros ne furent pas d'abord mises