‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 75 sur 223 · P. !.. t. LXXXVIII. p · texte numérisé non relu

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psaumes qui ne sont point antiphonés, comme 1 Ont ceux de vêpres : mais chantés d'un trait : in dii < tuni.) Chaque quatre psaumes, on intercale un Gloria Patrie Le texte du psautier en usage à Rome n'était pas le même que celui des Eglises franques. L'Egli--romaine avait conservé, et elle conservera jusqu'au xv" siècle, son ancienne version du psautier, celle dont saint Jérôme, en 383, à la demande du pape Damase, avait fait une révision d'après les Septante, révision hâtive et incomplète2 : on chantait à Rome les psaumes dans ce texte hiéronymien de 3S3. tandis qu'eu Gaule on avait, dès l'époque de Grégoire de Tours, adopté, et, au vme siècle, conservé la seconde version hiéronymienne des psaumes, la version que nous appelons gallicane, celle que saint Jérôme a^.ait faite, entre 387 et 391, cà Bethlehem, d'après l'hébreu et les Hexapl s, et qui est aujourd'hui celle dont se sert toute l'Église catholique.

Quant à la distribution des psaumes du psautier aux nocturnes des différents jours de la semaine, elle était aussi propre à Rome. Un liturgiste du moyen âge en a donné la formule excellente que voici : « Il faut savoir que le psautier est en deux parties : la première, qui s'arrête au Durit Dominas, est pour l'office nocturne: la seconde, à partir du Dixit Domùtus, pour l'office diurne. Saint Ambroise partageait la première partie en dix nocturnes ou diguriae, comme dit le vulgaire. La première diguria est de seize psaumes, la seconde de

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