‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 77 sur 223 · Radulph., De canon observant · texte numérisé non relu

Radulph., De canon observant

J. Cependant ïordo de Saint-Arnaud semble indiquer, à rencontre d'Amalaire, que là se plaçait une oraison prononcée par le président du chœur : « ...presbyter dat oracionem » (ap. Duchesne,

Origines, \>. i i i

Du l?r décembre à l'Epiphanie, Isaîe, Jérémie, Daniel;

— de l'Epiphanie aux ides de février 13 février . Ezéchiel, les douze petits prophètes, Job; — au printemps, le Pentateuque, Josué, les Juges, jusqu'à la semaine sainte; — de Pâques à la Pentecôte, les épîtres catholiques, les actes des apôtres, l'Apocalypse; — puis, pour l'été, les Rois et les Paralipomènes ; — du commencement de l'automne au Ier décembre, les livres sapientiaux, Esther, Judith, les Maccabées, Tobie.

L'usage de lire l'Ecriture sainte à la suite de la psalmodie nocturne avait été longtemps propre au nocturne dominical ou stational ; le nocturne férial ne comportait point de leçons. Les fériés n'eurent de leçons qu'au vne siècle, à l'époque de saint Grégoire '590-604 ou du pape Honorius 625-638 . Théodemar, abbé du mont Cassin 777-797 , explique ainsi pourquoi saint Benoît ne prescrit point de leçons au nocturne des jours privés ou fériés '. — La leçon durait un temps convenable et jusqu'à ce que le président du chœur fit signe au lecteur de s'arrêter uuousque praecipiat ut finiatur . Le lecteur terminait uniformément par la formule Tu autrui, à quoi le chœur répondait Deo grattas. Les trois >ns du nocturne étaient chacune suivie d'un répons. serait une inexactitude que d'identifier le répons romain avec le psalmus responsorius de l'ancienne Eglise. Le psalmus responsorius, nous l'ayons rétro

1. P. L.. t. XCV. p. 10S'± : « ...needum eo tempore in ecclesia romana, bîcuI aune leg-untar. sacras Scripturas legî mos fuiss sed post aliqnot tempera hoc institutum esse, sire i beato papa Gregorio, sive ut ab aliis afiirmatur ab Bonorio. Qaa de maiores 1 1 • » -~ 1 1- î Institueront ut hic très cotidianis diebus... lectioi in codice legantur, no a sancta romana ecclesia discrepare viderentur. »

très exactement dans l'invitatoire, et rien ne ressemble moins à l'invitatoire qu'un répons. Le répons est. en réalité, un graduel. La leçon du texte sacré lue à la messe était suivie d'un chant exécuté en solo et repris par rassemblée : c'était le graduel. Le graduel est à Rome la forme la plus ancienne du chant musical ecclésiastique'. Il se compose d'un texte ou capitellnm, lequel est emprunté aussi bien au psautier qu à toute autre partie de l'Ecriture sainte, et c'est ce qui le distingue du psalmus responsorius qui est par définition et en fait un psaume du psautier. A Rome, cependant, on ndit l'application du mot responsorium : le graduel de la messe, qui n'était point un psalmus responsorius. fut appelé répons, et Amalaire ne le désigne pas autrement2. Puis l'usage s'en perdit : on eut le graduel de la mess >n eut le répons de l'office, et l'identité originelle du graduel et <lu répons finit par ne plus être remarquée. Il se pourrait que le répons, tant à la me— qu'à l'office, lut une création proprement romaine, et c'est dans ce sens que s'entendrait Le texte de saint Isidore de S. -ville -'- 636 : « Responsoria ab Italis longo ante tempore sunt reperta3. » Saint Benoît prescrit le chant des répons à la suit'- des leçons, où nous voyons une confirmation du longo ante tempore de saint Isidore. — Le même saint Isidore définit le répons tel qu'on l'entendait au vu* siècle quand il dit : « Uho canente chorus consonando respoiuLt '. Trois éléments en effet

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