Doiii G. Iforin, Revue bénédictine. 1890, p
paraclitum Spiritum... Tu Pal ris sempiternus es Filius... Judex crederis esse venturus...
une sorte de confessio Trinitatis; et remarquant l'expr 5sion mal définie de
Tu. ad liber andum, suscepturus hominem...
mise là pour signifier « afin de racheter l'homme, tu as revêtu l'humanité, la nature humaine », comme aurait dit un théologien familiarisé avec les controverses antinestoriennes, on peut conjecturer que ce symbole de foi n'est pas de beaucoup postérieur au concile d'Ephése (431). Et comme, par ailleurs, les versets de psaumes qu'il s'esl appropriés sont vraisemblablement empruntés à la version gallicane hiéronymienne du psautier, il y a quelque lieu de croire qu il date de la première moitié du ve siècle 4.
A défaut du Te Deum, c'était donc, à Rome, le neuvième répons qui terminait l'office nocturne dominical. Pour commencer laudes, on attendait que le soleil parût. La pause était plus ou moins longue selon la saison : les clercs et les moines l'employaient à se remettre en haleine : « Xocturnis finitis , si lux non stntim supervenerit faciunt modicum internai/uni, proptcr nécessitâtes fralrum, et iteruin ingrediu/itur ad matutinis laudibus complendas, » dit encore l'Anonyme de Gerbert dans son latin de frère lai ! A Rome, on tenait si fort à commencer laudes au soleil levant, que, arrivait-il aux nocturnes de n'être point achevés quand le soleil paraissait, l'on devait couper court au nocturne pour atta-
1. J. Wordsworth, art. Te Deum, p. 1119-1130 du Dictionary of hymnology (1892).
quer laudes sans plus tarder1. Comme vêpres, laudes débutaient par le verset Deus in adiutorium suivi du Gloria Patri. Comme à vêpres, la psalmodie comptait cinq psaumes : invariablement les psaumes matutinaux Deus deus meus, et, comptant pour un psaume, le Landate dominum de coelis, le Cantate domino et le Laudate dominum in sanctis. Il s'y ajoutait, le dimanche, le Dominus regnavit et le Benedicite ; aux fériés, le Miserere et l'un des six autres cantiques de l'Ancien Testament...2. Le programme psalmodique de laudes est donc le même aujourd'hui qu'au VIIIe siècle. La psalmodie de laudes était, comme celle de vêpres, antiphonée. Connue à vêpres, la psalmodie s'achevait sur une leçon brève, un verset, puis le Benedictus, antiphoné. Enfin le Kyrie eleison et soit le Pater, soit la collecte, suivant que l'office était du dimanche ou de la féi^ie. — Avec l'office de laudes s'achevait le cours nocturne, et les moines pouvaient maintenant aller prendre quelque repos, avant de commencer le labeur de la journée.
La journée était au cours diurne , c'est-à-dire aux trois heures de tierce, sexte et none. Chacune des trois avait même programme. En tête, le verset Deus in adiutorium, le Gloria Patri, et trois p-aumes à la suite. Trois psaumes, ou plutôt trois sections de psaume, trois octonaires du psaume Bcati immaculati. Trois |.~ tûmes non antiphonés. Après la psalmodie, une leçon brève et son verset ou répons bref, le Kyrie eh>ison et le Pater. Jamais de collecte en place du Pater. Le programme des trois petites heures diurnes était