‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 90 sur 223 · Ainalar., De ord . antiph · texte numérisé non relu

Ainalar., De ord . antiph

Adtende, Domine, ad me. et audi voces advei riorum meorum. Numqaid redditur pro bono malum ' Quia foderunt foveam animae meae ? — Homo pacis meae iu quo sperabam, qui edebat panes m< ampliavit adversum me supplantationem. — Numquid redditur pro bono malum? — Adtende, Domine, ad me, et audi voces adversariorum meorum...

On entrait dans la grande semaine : l'office du lundi, du mardi, du mercredi saints était l'office férial : douze psaumes, trois leçons. Et Ton arrivait ainsi au triduuin des trois dernières fériés de la semaine sainte, où l'office devait prendre l'ampleur des plus solennels anniversaires.

L'office des trois derniers jours de la semaine sainte est minutieusement décrit par les ordines romani les plus anciens et les plus purs, tel celui d'Einsiedeln publié par M. de Rossi *, et celui de Saint-Amand publié par M. Duchesne. Cet office était sûrement une pure création romaine. Le jeudi, le vendredi, le samedi saints, l'office devait commencer au milieu de la nuit, et, contrairement à l'ordinaire, on ne disait ni le Dcus in adiulorium, ni l'invitatoire, mais on attaquait la psalmodie sans préliminaire. L'office était de trois nocturnes, chacun de trois psaumes antiphonés. Puis le verset, et le lecteur se levait pour la leçon ; mais il ne demandait point de bénédiction pour la commencer et ne prononçait point le Tu autem en la terminant. Les leçons, au premier nocturne, étaient des Lamentations de Jérémie à chacun des trois jours; celle-- du second nocturne étaient de saint Augustin; celles du troisième, des épitres de saint Paul. Les psaumes ni

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