Amalar., De ord. antiph
2. L'Anonyme de Gerbert s'exprime ici dune manière indécise : « In vigiliis omnium apostolorum vd ceteroram principalium..., ipsa nocte ad vigilias eorum passiones vel gesta legnntur... : psalmi cnm eorum passionibus vel gestis cum responsoriis et nntiphonis de ipsis pertinentes canuntur... ; in novom Leccionibus... gesta... leguntur. El octabas eorum cnm responsoria vel antiphonas... sicut die prima festivitatis eorum eelebrantur. »
invité qu'à la vigile du milieu de la nuit. Mais, alors, le peuple et le clergé entrant à cette seconde vigile, on chante l'mvitatoire H ... » Sans doute, ces doubles vigiles n'étaient point données à toutes les fêtes majeures indistinctement; au ixe siècle, les fêtes des saints Pierre et Paul, de saint André , de saint Laurent, de l'Assomption, de la nativité de saint Jean- Baptiste étaient les seules qui eussent pareille solennité. Mais cette solennité persistait, et elle était un reste de l'ancienne rubrique. Passé le xme siècle, elle disparaîtra à Rome même, et il n'en restera plus que l'expression liturgique, inexplicable autrement, d'office double, plus exactement d'office double majeur.
Quelles étaient les fêtes de saints célébrées à Rome?
On voudrait avoir un calendrier romain de la seconde moitié du vine siècle; on n'en a pas. Mais l'antiphonaire de Saint-Pierre nous fournit un calendrier purement romain de l'office, et ce calendrier du xne siècle peut être aisément remis dans un état plus ancien de trois siècles; il suffit de le comparer aux listes de fêtes fournies par le sacramentaire dit grégorien, qui représente le sanctoral romain contemporain du pape Hadrien 772-795), et subsidiairement aux listes fournies par les capitularia des évangéliaires carolingiens, comme l'évangéliaire d'Ada à Trêves, admirable manuscrit des premières années du ixe siècle. On élimine ainsi du calendrier de l'antiphonaire de Saint-Pierre les fêtes postérieures au début du ixe siècle, et l'on en fait un calendrier de l'office romain du temps de Charlemagne -.