‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 97 sur 223 · Microlog · texte numérisé non relu

Microlog

nocturne férial : on disait soit le nocturne férial, soil le nocturne sanctoral. Amalaire, «Jont cette rubrique est

restée inaperçue, témoigne de cet état liturgique intermédiaire quand il écrit :

Surit festivitates quarum officia celebrantur nocturnalia circa vespertinam horam, quac vulgo appellantur propria: et in posteriore parte noctis canitur alterum offieium sive de propria feria sive de communibus sanctis •.

Puis enfin le nocturne férial fut évincé complètement même de cette part précaire qui lui demeurait : tout vestige de la dualité et de la concélébration de l'office férial et de l'office sanctoral s'effaça : il n'y eut plus qu'un office nocturne, et cet office fut dévolu au saint. Les liturgistes carolingiens ne reçurent pas d'autre usage que celui-là2. Mais, à Rome, et au xne siècle encore, on demeurait fidèle à la rubrique rapportée par Amalaire, et que, en un autre passage, il explique ainsi : « Dans les fêtes de saints les plus solennelles, la coutume de la sainte Eglise romaine notre mère est de célébrer deux offices dans la nuit. On appelle ce double office vigiles... Le premier est célébré au commencement de la nuit ; il ne comporte point d'iuvitatoire, parce que à cette heure le peuple n'est pas invité aux vigiles .' . il n'esl

Page 1