TOMASI, t. IV, pp
2. Udalric. Consuetiid. cluniacen, i, 3 : « Ad matutinas et vesperas, post suffragia sanctorum... » Abaelard. Epistul. VIII (à saint Bernard, contre les innovations de Glairvaux) : « ... ea quae suffragia sanctorum dicuntur, omnino a vobis fieri interdixistis, quasi... vos suffragiis sanctorum minus egeatis. Et, quod mirabile est, cum omnia oratoria vestra in memoria matris dominicac tundetis, nullani eius commemorationem, sicut nec caetcrorum sanctorum, ibi frequenlatis. »
Gerhard. Vitas. Udalrici (l'évêque d'Augsbourg, f 973), 2 : « Cursus scilicet cotidianus cum matriculariis in choro eiusdeni matriculae [la cathédrale] ab eo cautc observabatur... Insuper autem unum cursum in honore sanclae Mariae genitricis Dei, et alterum de sancta cruce, tertium de omnibus sanctis, et alios psalmos plurimos... omni die explere solitus erat, nisi eum impediret aliqua inevitabilis nécessitas. » P. L. GXXXV, 1016.
Fulbert. Garnot. Epistul. LXIII, ad Hildegardiim (P. L. CXLI, 232) : « De vario numéro psalmorum qui adiciuntur a quibusdam in tempore ieiunii per singulas horas canonicas, in fine, post orationem dominicam et capitula quae sequuntur [entendez les Preces feriales], regulam non invenio. Psalmi quidem meo arbitratu superflui essenl, nisi eos tutaret psalinistarum devotio. Finitis autem capitulis, post orationem dominicam, ubi dicitur Domine exaiidi orationem meam, statim esset subdenda oratio quae ex libre sacramentario recitatur. Patere tamen ecciesiam retinere suum usum ad praesens. »
dont la première attestation romaine est le Micrologus.
Troisièmement, roffîce quotidien de la sainte Vierge.
La plus ancienne attestation que l'on ait de roincc quotidien de la sainte Vierge est du xi° siècle et revient à l'abbaye italienne de Fonte Avellano, en d'autres termes à la congrégation des Camaldules issue de Cluny '. On attribue généralement, à la suite du cardinal Baronius^, l'institution de cet office quotidien à saint Pierre Damien, lequel, avant d'être fait cardinal et évêque d'Ostie, appartenait à Fonte Avellano : cette attribution n'est pas clairement établie. Ce qui est sûr, c'est que saint Pierre Damien a plus qu'aucun autre travaillé à propager cet office. 11
1. M. Edmund Bishop, — dans son Introduction à l'édilion de The Prymer oj' Lay Folks' Prayer Book (London 1897) de M. LiTTLEHALES, dans les Early English Text Society (Orig. Séries, n" 109), — produit des altestalions un peu plus anciennes. Ainsi le texte de la vie de S. Ulric, évêque d'Augsbourg, que nous avons cité (p. 221) comme attestation des mémoires communes ou suffrages. Ce témoignage se rapporte aux environs de 970. J'hésite à identifier le cursus in honore sanctae Mariae avec un office plein, l'office de la sainte Vierge. M. BiSHOP cite un trait de la vie de Bérenger, évêque do Verdun (9'iO-962), et les coutumes d'Einsiedeln (en 990-995). Avons-nous affaire là à l'ofïîce quotidien de la Vierge? Le texte des coutumes d'Einsiedeln ne parle de faire réciter « très lectiones » « de sancta Cruce et de sancta Maria » que le vendredi et le samedi, « si sanctorum natalitia non affiierunt ». Bishop, p. xxvi et xxvii. Mais je n'oserais pas m'inscrire délibérément contre le sentiment de M. Bishop, qui est notre maître à tous.