ScHOBER, p. 63. Baeumer, t. II, p
est lui-même un lettré, il a signé un volume de vers latins ^ Le Bréviaire insérera trois compositions de lui, les hymnes à sainte Martine, à saint Herménégild, à sainte Elisabeth de Portugal, compositions un peu scolaires.
Martinae celehri plaudUe nomini, cives Romulei, plaudite gloriae, insignem mentis dicite virginem, Christi dicite martyvem.
Regali solio fortis Iheriae Ilermenegilde iubar, gloria martyriim,
Christi qiios amor almis
caeli coetibiis inscrit.
On sait, grâce à un curieux corrigé du P. Strada, que le pape en personne a travaillé à la réfection des vieux hymnes du Bréviaire ^.
Urbain VIII pense répondre au désir de son temps en corrigeant la prosodie ou la soi-disant prosodie des hymnes ecclésiastiques. C'est ainsi que les Barberini et tant d'autres refaisaient aux statues antiques ces membres qui les défigurent plus que les mutilations séculaires de leur marbre! Qu'on ait dépassé la mesure et que, sous prétexte de restaurer les liymjies selon les règles de la métrique et du beau langage, on ait déformé l'œuvre de l'antiquité chrétienne, c'est chose aujourd'hui avérée de tous. Voici
1. Maf. Barberini, Poëmata (Rome 1631). Le P. Mathiat? Sarbiewski était lui aussi un poète, que ses contemporains comparaient à Horace! G. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, t. VII (Paris 1896), p. 629.