Gavanti, Thesaur. sacrorum rituum, t. II, p
2. Le relevé tle ces corrections, dans Baeumer, t. II, p. 298-
LE liUÉ\ lAlilE DU CONCILE DE TRENTE. 335
consulteurs d'Urbain VIII, moins discrets, écrivirent: « In Hispaniani profecLus ihi aliquos ad Christum convertit \ »
Inspiration moins heureuse encore, saint Eustache, qui avait été réduit à une commémoraison, passa semi-double et fut doté des trois leçons que nous continuons à lire. Autant sainte Bibiane. Autant saint Alexis. Le choix des leçons de la fête, nouvelle, de saint Joachim ne témoigne pas d'une critique plus difficile.
En même temps des saints nouveaux entraient au Bréviaire, et d'abord une promotion de princes : saint Henri, saint Etienne de Hongrie, saint Herménégild, sainte Elisabeth de Portugal ^.
A ces innovations près, la revision d'Urbain Y III n'aurait guère laissé le souvenir que d'une revision surtout typographique , si, à côté des liturgistes, dont nous venons de voir l'œuvre, n'avait travaillé une autre commission à laquelle Urbain VIII avait confié la revision qu'il avait peut-être le plus à cœur. Cette commission était composée de quatre jésuites, les Pères Strada. Gallucci, Sarbiewsbi et Petrucci, qui, sous la direction personnelle du pape poète, furent les artisans responsables de la correction de l'hymnaire. Urbain YIII, comme tous les Barberini du xvii'^ siècle,
1. Baeumeh, t. II, p. 301, signale dans le ms. Vallicellan. G. 70, fol. 141-151, un mémoire envoyé d'Espagne, par lequel on plaidait pour la venue de saint Jacques en Espagne. « On s'appuyait entre autres sur des lettres hébraïques de l'année 35 ou 36, écrite par des Juifs d'Espagne ou de Jérusalem, et dont la traduction était conservée à Tolède. »