‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 166 sur 218 · Ici encore , pour comprendre la commission , voir Til · texte numérisé non relu

Ici encore , pour comprendre la commission , voir Til

vait revenir sur sa résolution. Par contre, les fêtes du Saint-Nom de Marie\ du Saint Rosaire 2, de N.-D. de la Merci^, de N.-D. du Carmel, des Sept-Douleurs, de laDesponsatlo'', du Patronage', delà Translation de la maison de Lorette et de V Expectatio partas^\ ne trouvèrent dans la congrégation que de tièdes défenseurs '*. On voyait avec regret ces fêtes faire tort à l'office dominical; l'office du Saint-Nom de Jésus étant supprimé, on ne pouvait maintenir celui du Saint-Nom de Marie; l'office du Rosaire était connexe à l'office du Saint-Nom de Marie, tous les deux ayant pour raison d'être de remercier Dieu de victoires remportées sur les Turcs; l'office de la Merci et du Carmel n'intéressaient que deux ordres religieux, non l'Église universelle; l'office des Sept-Douleurs avait le tort d'évincer l'office férial du vendredi de la semaine de la Passion. Quant aux offices de la De-

LEMONT, t. I, p. 463, et Bened. XIV, De festis, p. 499-510.

1. La fête espagnole (1513) du Saint-Nom de Marie, comme souvenir de la défaite des Turcs sous Vienne (13 sept. 1683), est étendue à toute l'Église par Innocent XI, le 25 nov. 1683. Bened. XIV, p. 520.

2. Le Rosaire, fête commémorative de la bataille de Lépante (7 oct. 1571), établie par Grégoire XIII (l^-- avril 1573), est étendu à toute l'Église par Clément XI (3 oct. 1716). Bened. XIV, p. 526-528.

3. La Merci date d'Innocent XII; le Carmel, les Sept-Douleurs, de Benoît XIII. Bened. XIV, pp. 521, 479, 457,

4. La Desponsatio y la Pafrociniam, la Translatio domiis Laiiretanne, VExpectatio partus^ dataient de Benoît XIII. Bened. XIV, pp. 433, 528, 553, 560. Des recherches récentes ont montré que la fête de VExpectatio partiis (18 décembre) tenait la place, en Espagne, depuis le yii« siècle, de la fête de l'Annonciation. Elle fut introduite en Angleterre par saint Anselme (f 1109). Baeumer, t. II, p. 62.

sponsatio, du Patronage, de la Translatio domus Lauretanae, sans se dissimuler les motifs graves qui les avaient fait instituer, la congrégation était d'avis que, l'antiquité chrétienne n'ayant pas cru devoir les établir, on était en droit de ne point les conserver. La fête de XExpectatio partus ne fut défendue par personne ^ .

Le 9 mars 1742, la discussion porta sur les fêtes des anges 2. A l'unanimité on retint la fête du 29 septembre, dédicace de saint Michel. A l'unanimité aussi, on supprima la fête du 8 mai, apparition de saint Michel sur le mont Gargan , qui n'intéressait, disaiton, que le diocèse de Siponto. La fête des saints anges gardiens était récente^, elle datait de Paul V, et ne faisait-elle pas double emploi avec la fête de la dédicace de saint Michel? On la maintint cependant. — Après les anges, les saints. La fête des Macchabées était trop ancienne pour qu'on y pût toucher. Ce n'était point le cas de la fête de saint Joachim^, de sainte Anne^, de saint Joseph^. Pourtant la dévotion

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