‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 165 sur 218 · RosKOVANY, p. 545. Analecta, p · texte numérisé non relu

RosKOVANY, p. 545. Analecta, p

r Assomption, la Nativité étaient des fêtes antiques et universelles indiscutables. La congrégation se demanda pourtant s'il ne conviendrait pas de substituer au mot « Assomption » le terme plus antique de Pausatio ou Dormitio ou Transitas, de peur de voir, par cette consécration liturgique du mot Assomption, la pieuse croyance de l'entrée en corps et en âme de la Vierge au ciel consacrée comme de foi ^ A l'unanimité, on retint le vocable d'Assomption. Mais donnerait-on à la Nativité et à l'Assomption une octave? La congrégation fut pour l'affirmative, réservant la question de savoir de quel degré seraient ces deux octaves. — Le 2 février, la fête de la Visitation et celle de la Conception furent maintenues à l'unanimité. Des consulteurs, ceux qui répugnaient à la doctrine de l'immaculée conception, voulaient supprimer à cette dernière fête son octave; ceux qui craignaient de voir par une pareille suppression diminuer l'autorité de cette doctrine, réclamaient l'octave. La congrégation s'étant partagée également entre les deux sentiments, on décida de s'en remettre à Benoît XIV. La fête de la Présentation avait été éliminée par Pie V, et rétablie par Sixte-Quint: la congrégation, frappée de la difficulté qu'il y a à déterminer exactement quel mystère est honoré dans cette fête, résolut de s'en tenir à la décision de Pie V ^. Mais elle de-

1. Ceci est peut-être un écho de la controverse soulevée en France par Claude Joly (1669) et Launoy (1671). Les partisans du terme de pausatio s'inspiraient sans doute de Tillemonj, H. E. t. I (1701), p. 476-477.

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