‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 186 sur 218 · Benoît XIV à Teiicln, 8 février 1743 (C. de Rome, t · texte numérisé non relu

Benoît XIV à Teiicln, 8 février 1743 (C. de Rome, t

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qu'à corriger le Bréviaire. Si Dieu pourtant nous donne vie et santé, nous ne manquerons pas de faire encore la nouvelle édition du Bréviaire corrigé ^ . »

Quelqu'un, aimait à dire Benoît XIV, qui pense savoir faire une chose lui-même, fare una cçsa da se, se résout difficilement à la laisser faire par d'autres. Et s'il laissait volontiers à d'autres le cérémonial et la politique, il entendait traiter par lui-même les choses de théologie positive et de droit canonique. « Le pape, disait cavalièrement le cardinal de Tencin, a la démangeaison de faire des livres et des décrets -. » En réalité, le pape était un érudit qui n'avait d'autre récréation, d'autre consolation, au milieu des épines de sa charge, que de retrouver dans sa bibliothèque ses études d'autrefois. Avec quel soin il revoyait et retouchait les éditions nouvelles de son traité de la canonisation ou du synode diocésain ! Peutêtre aussi avait-il une médiocre confiance en ses collaborateurs romains, en toute chose. Il mit la revision du Bréviaire romain au nombre de ses travaux personnels. Et il écrivait, en septembre 1748 : « Quant au Bréviaire romain, nous avons repris la matière. Mais, pour en venir à bout, il faudrait avoir plus de

1. Benoît XIV à Tencin, 7 août 1748 (C. de Rome, l. 790. f. 254) : « G'imbarcammo a deputare una Gongregatione che finalmente ci hà dati i siioi sentimenti tanto confusi e tanlo imbrogliati, e tahlo dissoni frà di loro, che vi viiole più falica a correggere quelli, che il Breviario. Se Iddio ci darà vita c sanità, non mancheremo di fare ancora la nuova edizione del Breviario corretto. »

2. Tencin à Flciiry, 20 octobre 1741 (C de Rome, t. 786. f. 117).

temps à y consacrer que nous n'en avons, étant au vrai non pas assiégé mais accablé de besogne \ »

En 1755, il y pensait encore. « Il nous reste, écrivait-il, deux tâches à accomplir : l'une relative aux sacrements, dont l'administration réclame, dans l'Eglise orientale, de nouvelles règles ou de nouveaux éclaircissements ; l'autre est une honnête correction du Bréviaire — Vatra é un onesta correzione del nostro Brenario. — Nous n'avons pas peur du travail, ayant déjà notre magasin plein de matériaux, — Noi non ricusiamo la falica, avendo già il mao'azzino pieno de materiali. » Il pensait, soit aux études de ses consulteurs, soit à ses propres études sur le sujet. Mais, ajoute-t-il avec tristesse, « il y faudrait un peu de temps; or on n'en trouve pas aisément, ou, si par aventure on en trouve, on sent alors tout le poids des ans et des infirmités^ ». Le 18 février 1756, il écrit encore : « Si Dieu nous prête

1. Bcnoîl XIV à Tencin, 25 septembre 1748 (C de Rome, l. 796, f. 274) : « Rispelto al Breviario, abbiamo ripigliala la iiialeria. Ma per ridurla a capo, vi vorrebbe più lerapo da im- |)iegarci di qiiello che si hà, essendo veramente non che circondati, ma oppressi dalle faliche. » Au même, 6 août 1749 iC. de Rome, t. 805, f. 112) : « Noi invidiamo la sorte di alcuni nostri Predecessori che nulla vedevano, nulla leggevano, e iiulla scrivcvano. La loro vita cra lutta inieriore, ma Noi, che non l'abbiamo mai pratticala, saressimo molta imbarazzati se iieir ullima nostra elà la dovessimo abbracciare. » Au môme, 17 sept. \lk'è{ibid. f. 131) : « ... Rispetto alla Gongregazione deir Indice, se Iddio ci darà vita, pensiamo di stabilirvi alcune regole senza le quali ci pare difficile il mantenere il

li lui credilo, e la giustizia délia condanna délie opère degl' Autori Gatiolici, particolarmente vivenli. »

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