HiERONVM. Contra Vigilant
LES ORIGINES DE l'oFFICE ROMAIN. 51
dies et soleinnes pernoctationes sic virguncula nostra celehret, ut ne transverso quidem ungue a matre dis^ cedatK » Il justifierait, en parlant ainsi, Vigilantius, qui avait demandé la suppression de roffice nocturne des vigiles, à cause des scandales auxquels il donnait lieu. Mais c'eût été faire là une concession bien vaine à la malice de quelques libertins, « culpa iuvenuni vilissUnarumque mulieriun ^ ».
Il ne faudrait cependant point croire que les vigiles solennelles romaines de la fin du iv*' siècle, si fréquentées fussent-elles, eussent le même attrait que les vigiles qui se célébraient ailleurs quotidiennement, par exemple, à Constantinople du temps do saint Jean Glirysostome, ou à Milan du temps de saint Ambroise. La musique grecque, ce « canendi mos orientaliuni partium » , comme disait saint Augustin parlant des vigiles ambrosiennes, ce ce melos cantilenarum » qui donnait un charme si émouvant à l'office nocturne quotidien des basiliques milanaises, était une innovation inconnue à Rome. A l'époque du pape Damase et de saint Jérôme, aucune trace à Rome de la psalmodie à deux chœurs : rien, semble-t-il, que des psalmi responsorii, des psaumes exécutés comme des litanies.
C'était à des diacres que revenait la charge d'exécuter ainsi les psaumes. Plusieurs inscriptions mentionnent dans des épitaphes de diacres le succès qu'ils avaient dans ce genre de ministère. Ainsi celle du