DuciiESNE, Origines
2. Peut-être à cet état de choses se rattachait la constitution perdue du pape Innocent I"" (401-417) /)e regulis monasterioriim. L. P. t. I, p. 220.
3. L. P. t. I, p. 303 : « Monasteria et multitudo religiosorum, sapientium et nobilium subduxerunt se a communione eius )) (Pelage). On voit là, en 556, l'importance des monastères et la multitude des moines à Rome.
sent en plus d'un endroit le sentiment que cette réaction leur inspire. On les voit féliciter le pape Sabinien (604-606) d'avoir, dans son court pontificat, et évidemment à rencontre de saint Grégoire son prédécesseur, rempli l'Église de clercs [Ecclesiam de clero implevit) ; et le pape Deusdedit (615-618) de leur avoir rendu les charges et les revenus qu'ils possédaient jadis, grande marque d'amour du clergé [Hic clerum multum dilexit, sacerdotes et clerum ad loca pristina revocant] ^ . Ce qui s'était produit à l'élection de Pelage, en 556, ne se renouvela plus, passé le vi'^^ siècle. Mais avait-on besoin de missionnaires pour les lointaines contrées de l'Occident, avait-on besoin de gardiens pour les sanctuaires les plus abandonnés de la banlieue romaine, le pape les demandait au monachisme.
Le premier monastère dont on constate l'établissement dans la ville éternelle, remonte au temps de Xistus ni ('432-440). Ce pape confie à des moines la garde du cimetière ad Catacumhas , sur la voie Appienne^. L'objet de cette fondation est difficile à déterminer : s'agissait-il d'assurer la desservance liturgique du sanctuaire ou d'en assurer simplement la garde? On ne saurait le dire. La pensée de saint Léon (440-461), successeur immédiat de Xistus III,
2. L. P. t. I, p. 234, et la note de M^' Duchesne, p. 236 : « Voici, dans le L. P. au moins, le premier exemple de ces monastères fondés auprès des basiliques suburbaines, pour y entretenir l'office divin avec une régularité qu'on n'eût pu obtenir du seul clergé paroissial. » Cf. H, Grisar, Histoire de Rome et des papes au moyen âge (éd. franc. 1906), t. I, p. 114.