‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 39 sur 218 · P. L. IV · texte numérisé non relu

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LES ORIGINES DE l'oFFICE ROMAIN. 73

quement leurs doléances. Elles sont très vives. « Ce sont de véritables déclamations contre les moines... On fait remarquer à Dieu que son Église contient maintenant de faux confesseurs, mêlés aux vrais; on parle beaucoup des ennemis, des calomniateurs, des orgueilleux qui s'estiment meilleurs que les autres et les déchirent, qui se présentent sous des dehors pieux, mais avec l'intention de nuire. On proclame la nécessité de se défendre contre eux ^ . »

Si l'on peut prendre de tels propos liturgiques pour l'expression publique de l'opinion, ne fût-ce que d'une partie du clergé romain, il n'y a pas lieu de s'étonner que le monachisme ait mis longtemps à se faire accepter à Rome^. Le monachisme toutefois réussit à s'implanter, à durer, si mesurée que fût la place que le clergé romain lui laissait prendre. En 556, l'élecsition du pape Pelage fut tenue en échec par l'opposition des moines romains^. Sous saint Grégoire, la faveur des moines fut grande. Mais cette prospérité sur la fin du vi° siècle est de courte durée; la faveur que leur valut particulièrement la protection de saint Grégoire cesse sitôt la mort de ce pape (604); une sensible réaction la suit. Les clercs qui rédigent cette partie du Liber pontificalis trahis-

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